La mesure devrait permettre aux personnes concernées de ne pas devoir débourser d'argent pour l'obtention de leur Covid Safe Ticket. À partir du 1er octobre, le Covid Safe Ticket entrera en vigueur à Bruxelles pour toute personne âgée de plus de 16 ans si elle veut se rendre au restaurant, en discothèque, dans un centre sportif ou de fitness, aux foires, congrès, et aux activités du secteur culturel. La limite d'âge sera fixée à 12 ans pour participer à des événements fort fréquentés ou entrer dans un centre de soins. Les personnes non vaccinées, ou pour qui la vaccination n'est pas encore effective (un délai de deux semaines est nécessaire), devront dès lors être en mesure de présenter un test négatif, l'une des conditions d'obtention du CST.

Pour combler ce temps d'attente entre l'injection d'une dose vaccinale et l'effectivité du vaccin, les Bruxellois pourront se faire tester gratuitement: un test gratuit pour le vaccin unidose de Johnson & Johnson, et un test pour chaque injection du schéma vaccinal de Pfizer. Ils pourront ainsi obtenir un Covid Safe Ticket sans se soucier du temps d'attente. La mesure est valable jusqu'à la fin du mois d'octobre.

Depuis l'annonce de l'extension du passe sanitaire, il n'y a "pas encore d'effet Covid Safe Ticket dans les vaccinations de Bruxelles", rapporte Inge Neven. "Nous voulons introduire le CST comme une mesure de gestion de réduction des risques. La première intention est de maintenir une vie aussi normale que possible. Nous n'en voyons pas encore les effets. Je dis bien 'pas encore' et j'espère que cela viendra", déclare-t-elle.

La situation pandémique reste problématique à Bruxelles. Un peu plus de la moitié de la population bruxelloise seulement est entièrement vaccinée, soit 51%. Le nombre de nouvelles vaccinations hebdomadaires stagne à 10.000 depuis trois semaines, alors que l'objectif est fixé à 16.000. Enfin le taux de positivité des tests s'élève à 6,7%, deuxième score en Belgique juste derrière la province de Liège. À noter que les actions locales dans les pharmacies, les magasins, les écoles, les entreprises ou les gares continuent de se développer et représentent désormais 40% des vaccinations.