Place De Brouckère, ce mercredi soir. En plein Plaisirs d’hiver, le lieu devrait être comble. Et pourtant, il n’en est rien. "C’est principalement dû au mauvais temps, explique Francis qui tient un chalet de burgers, mais les gens vont commencer à arriver dès la semaine prochaine et jusqu’au 31. "

Bien sûr, il y a également le facteur du bracelet "Covid" pour pouvoir consommer aux chalets. Mais Francis affirme que celui-ci n’a pas spécialement d’impact sur ses ventes. "Ça fait dix jours que je suis là. Au total, j’ai dû refuser une quinzaine de ventes seulement parce que les personnes n’avaient pas de bracelet et ne voulaient pas aller en chercher un. L’instauration des bracelets est certes une mesure difficile, mais elle nous a permis d’ouvrir."

En face, Michel, qui vend des en-cas libanais, fait lui aussi la soupe à la grimace. " On m’a traité de fasciste, de raciste, parce que je demandais le bracelet de clientes, la police en civil a dû intervenir."

Alors, avec d’autres commerçants de la place, il a signé une pétition demandant à l’organisation de l’événement de pouvoir contrôler les CST des clients directement avec leurs smartphones.

Une proposition, plus qu’une pétition

Michel n’est pas en colère pour autant, loin de là. "La commune a tout fait pour ouvrir les Plaisirs d’hiver, c’est juste dommage que certains commerçants ne respectent pas le deal " en faisant (notamment) allusion aux plus grosses écuries qui écouleraient les marchandises sans contrôler. "Ce n’est donc pas une pétition contre la commune ou Brussels Major Events, c’est une proposition pour être un peu mieux."

Michel aurait préféré voir une zone accessible uniquement avec un CST. Trop tard, donc, mais il espère, comme d’autres, pouvoir ouvrir le dialogue avec l’échevine à ce sujet.