Ce jeudi, Christian Lamouline (cdH) deviendra officiellement le nouveau bourgmestre de Berchem-Sainte-Agathe. Il prêtera serment devant le ministre bruxellois des pouvoirs locaux Bernard Clerfayt ce jeudi après-midi. L'un des exercices du nouveau bourgmestre, ancien chef de cabinet de l'ancien ministre Benoit Cerexhe, sera de se frotter aux membres de l'opposition. "J'ai de bons contacts avec l'opposition, confie-t-il. Lorsque j'étais président du conseil, je veillais à ce que tout le monde puisse avoir la parole.

Pour le bourgmestre humaniste, sa récente introduction sur la scène politique bercemoise n'est pas du tout un handicap. "Beaucoup d'élus se connaissent depuis longtemps. Il y a un passif entre certains conseillers. Je ne connais personne, je suis nouveau, c'est un avantage. J'arrive avec un regard extérieur".

Pour Geoffrey Van Hecke (Open MR), l'arrivée de Christian Lamouline apporte un petit vent de renouveau. "Et de modernité j'espère".

"Mes relations sont bonnes avec le nouveau bourgmestre car nous sommes une opposition constructive, précise le conseiller berchemois. Nous serons vigilants sur le volet fiscal car nous avons vécu l'augmentation des taxes lors du budget précédent. Nous savons que la deuxième partie du budget, 2021-2024 sera compliqué à boucler. Nous sommes contre le matraquage fiscal des habitants.

"Les deux gros problèmes de notre commune sont le manque de propreté avec beaucoup de dépôts sauvages et le sentiment d'insécurité lié notamment aux nombreux cambriolages relevés dans la commune. J'en ai discuté avec le bourgmestre en devenir. Il était d'accord avec moi. J'espère que cela se traduira dans les faits". La propreté et la sécurité sont en effet deux des points prioritaires de Christian Lamouline.

En dehors du fait que la conseillère Laure De Leener (Défi), considère ce passage de relais entre les deux bourgmestres "cavalier et pas très démocratique", elle reconnaît les compétences, du nouveau "issu des sphères politiques". L'élue espère que l'opposition aura son mot à dire au sein du conseil communal. "Nous sommes impatients de voir dans quelle optique nous pourrons intervenir. Nous sommes toujours mis à l'écart et n'avons pas le droit au chapitre. Quoi qu'on propose rien ne passe, c'est dommage. J'espère qu'on pourra davantage participer avec ce nouveau bourgmestre".