"Les équipes des crèches bruxelloises feront le chemin inhabituel d’aller chercher des enfants qui ne seraient pas arrivés jusqu’à elles, en développant des partenariats avec des acteurs sociaux locaux et en adaptant leurs pratiques d’accueil et nous les accompagnerons", indique Malvina Govaert. La directrice de l’ASBL Badje insiste sur le fait "qu'il est primordial d’agir au plus tôt pour enrayer le cercle vicieux de la pauvreté intergénérationnelle".

Grâce au soutien du fonds Viva for Life de Cap48 et de la Cocof, l’ASBL Badje, la Ville de Bruxelles et le CPAS s’associent pour booster les 1000 premiers jours de tous les nouveau-nés de la Ville de Bruxelles dans le cadre du projet Emille. Concrétement, ce projet a pour objectif de permettre à tous les enfants de vivre une expérience de socialisation en milieu d’accueil.

Pour rappel, à Bruxelles, quatre enfants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. La pénurie de places d’accueil touche surtout les familles précaires alors qu’on sait qu’une expérience de socialisation en crèche a un impact direct dans le développement, les apprentissages et l’intégration sociale des enfants.

L’ASBL Badje accompagnera le personnel des crèches de la Ville de Bruxelles. Des journées de formation et des échanges de pratiques permettront de préparer au mieux l’accueil de ces enfants et de leurs familles. Un screening des plages horaires sera effectué pour repérer tous les moments laissés libres par les enfants présents à temps partiel ou absents pour une raison ponctuelle.

"Les 1000 premiers jours d’un enfant sont une période clé dans son développement. Nous souhaitons que tous les enfants de la Ville puissent bénéficier d’un accueil de qualité au sein des crèches de la Ville. En 18 mois, ce seront 15 crèches qui entreront progressivement dans ce processus que nous comptons pérenniser et étendre à tous nos milieux d’accueils", explique Arnaud Pinxteren (Ecolo), échevin de la Petite Enfance de la Ville de Bruxelles.

L’ASBL Badje épaulera également les équipes du CPAS afin d’identifier les familles pour lesquelles une place d’accueil pour leur enfant serait primordiale. Le public spécifique visé par ce projet sont les familles monoparentales en situation de précarité.