Son ouverture avait pris pas mal de retard à cause de la cure d’économie drastique de l’État fédéral. Mais aujourd’hui, le musée Fin-de-Siècle ouvre. Un musée destiné tant aux visiteurs belges qu’étrangers et qui prend place dans les 4 étages souterrains autrefois occupés par la collection d’Art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique… Il s’agit d’une sorte de musée d’Orsay, version bruxelloise. On y montre l’art du 19e et du début 20e siècle et les grandes richesses de l’art en Belgique, à cette époque.

Le nouveau musée est ambitieux : il table, pour sa première année d’existence, sur une fréquentation de 300.000 personnes. À peine moins que le Musée Magritte. Pour y arriver, il a fait l’acquisition de pièces prêtées par d’autres institutions : la Monnaie a prêté des enregistrements et des maquettes sur l’opéra de l’époque; le musée du Cinquantenaire prête une partie de sa collection de photographies anciennes; la Bibliothèque royale expose des documents littéraires; et la Cinematek projette de petits films du début du 20e siècle. Par ailleurs, des écrans tactiles permettent d’explorer des édifices caractéristiques de la Fin-de-Siècle.

Mais l’essentiel de la collection est un redéploiement des œuvres des musées royaux. On y redécouvre des artistes belges comme James Ensor, Fernand Khnopff, Léon Spilliaert ou Victor Horta… et étrangers, tels Paul Gauguin, Auguste Rodin ou Pierre Bonnard. Avec un objectif : présenter Bruxelles comme le carrefour créatif de l’Europe au tournant du siècle avec, notamment, le salon des XX (1883-1894) et La Libre esthétique (1894-1914). Enfin, la collection Gillion Crowet d’Art nouveau, acquise par la Région bruxelloise par dation, met en lumière la beauté des objets et meubles de l’époque.

Musée Fin-de-Siècle Museum, rue de la Régence 3, ouvert du mardi au dimanche, de 10h à17h. Infos : 02/508.32.11 et www.fine-arts-museum.be