Cinq mois après les actions de grèves et les manifestations organisées en plein centre de la capitale, les employés de l'ASBL Bravvo n'ont pas constaté d'évolution significative dans la gestion interne de leur association. Les syndicats sont prêts à relancer des actions dès la semaine prochaine, lit-on dans un courrier adressé aux membres du conseil d'administration.

"Après une tentative de médiation du secrétaire communal et du directeur des ressources humaines, force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée mais bien dégradée", écrit la déléguée CNE Sarah Devigne, une semaine après la tenue d'une assemblée générale. "Aucune des mesures réclamées dans notre cahier de revendications n'a été mise en place : rien en termes d'horaires, de management, etc. La Ville nous a assuré qu'elle engagerait un coach externe pour aider la direction, il n'est toujours pas là alors qu'une enquête menée par la Ville sur les conditions de travail confirme la situation, la souffrance des travailleurs."

Autre constat, largement entendu lors de l'assemblée générale organisée la semaine passée : les éducateurs n'arrivent plus à remplir leurs missions à cause, entre autres, du manque de personnel. "On a compté entre 4 et 6 éducateurs de rue pour 180 000 habitants alors que la commune de Schaerbeek en compte 25 pour moins d'habitants", poursuit Sarah Devinge. "Il a trop de postes vacants, de malades de longue durée non remplacés. Des animateurs se retrouvent parfois seuls pour toute une maison de jeunes. Impossible de bien faire son boulot dans ses conditions."