Bruxelles

Les hôteliers espèrent une “révision urgente” de la taxe qui les forceraient à fuir. “Veut-on du tourisme, à Anderlecht ?”

ANDERLECHT “Une action démesurée ! Comme la taxe !”

Le 18 septembre, Fabrice Cumps (PS), l’échevin des Finances, a réceptionné une missive géante -1,53 m sur 2,2 m. Les signataires ? Les hôteliers -ils sont 9 à être étoilés- d’Anderlecht…

Fin 2011, nous avions fait état des inquiétudes du secteur, meurtri par une taxe de 1.400 €/an par chambre. Sans nier la légitimité d’une contribution, les maîtres d’hôtel s’étaient insurgés contre un montant “disproportionné” risquant, ils ne s’en étaient pas cachés, de mettre leurs business en péril.

“Il y a urgence à réviser cette imposition !”, admit sans détour Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de BHA (Brussels Hotels Association). “Sinon, on fait une croix sur ce secteur générant des emplois de proximité.” Et celui-ci d’avouer ne pas piger.

Parce qu’en dépit d’appels répétés, ces patrons attendent depuis une réponse officielle. Or, “la commune impose une taxe plus élevée qu’à la Ville alors que nos hôtels proposent des prix, parfois à moitié prix du centre-ville”, avait ainsi défendu Olivier Ries (Hôtel Erasme). Un second élément intervient. En l’absence de dialogue avec les autorités, des hôtels planchent sur une “déclassification”. À savoir moins d’étoiles : “Un 3 étoiles de 100 chambres paie 0 € à Forest, 0 € à Molenbeek (où il s’en construit un, le Belle-Vue, NDLR), 83.800 à Ixelles, 136.300 à St-Gilles, 140.000 à Anderlecht”, cite un contact. “La moyenne européenne de la City Tax”, chiffre Constantin Poulgouras (Be Manos, square de l’Aviation), “c’est 1,5 € par chambre occupée.”

“Ils voudraient une taxe à 33 % de l’actuelle. Intenable !”, a décrété l’échevin PS. “Ça les énerve. Dans un cadre budgétaire, on peut discuter.”



© La Dernière Heure 2012