Les organisateurs de soirées privées drainant un nombre important de personnes risquent, au pire, l'emprisonnement

Depuis ce week-end, Bruxelles est à l'arrêt et certains irréductibles en ont profité pour organiser des soirées chez eux, "une dernière fois", entre amis. Un comportement proscrit par l'arrêté fédéral. Désormais, les organisateurs de soirées privées drainant un nombre important de personnes encourent de lourdes sanctions.

Que prévoit précisément la loi ? "Tout dépend de si l'on tombe sous le coup de l'arrête fédéral", explique Michael Jonniaux, chef de corps de la zone de police Montgomery (Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Etterbeek). "Si des gens organisent un petit repas à quatre autour d'une table, il n'y a pas de souci. En revanche, si des gens organisent une grosse soirée chez eux, style anniversaire avec trente personnes rassemblées dans un espace confiné, alors une verbalisation très spécifique entre en vigueur sur base de la loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile. Là, on peut alors dresser un PV pour non-respect des obligations prévues dans l'arrêté. La sanction prévue par l'arrêté est une amende de 26 à 500 euros et/ou un emprisonnement de huit jours à trois mois."

Un scénario qui ne s'est pour l'heure pas produit dans la zone de police Montgomery. "La première chose que nous faisons, c'est de signaler aux personnes concernées qu'elles doivent immédiatement arrêter leur fête car elle n'est pas conforme à l'arrêté qui englobe les initiatives tant privées que publiques. Ensuite, s'il y a refus d'obtempérer, nous dresserons un PV qui sera transmis au parquet", conclut Michael Jonniaux.

Au moins, les éventuels fêtards invétérés sont prévenus...