En raison de la crise du coronavirus, ils sont obligés de fermer les portes de leur commerce dès 22h00. "Nous voulons que notre secteur soit traité sur un pied d'égalité avec celui de la restauration et des stations-service", ont déclaré les organisateurs de la manifestation. Afin d'endiguer la propagation du coronavirus, le Conseil national de sécurité (CNS) avait décidé fin juillet d'avancer l'heure de fermeture des magasins de nuit à 22h00. La décision visait à éviter que les fêtards ne s'approvisionnent dans les nightshops après la fermeture des établissements horeca et poursuivent leur soirée sur la voie publique.

Les gérants de magasins de nuit organiseront une action de protestation au pied de la Tour des Finances à Bruxelles dimanche à 13h00 pour contester cette mesure. Environ 200 participants sont attendus.

"Nous voulons être traités de la même manière que l'industrie hôtelière et les stations-service", a souligné Parmjeet Gurmeet, l'une des organisatrices. "S'ils peuvent rester ouverts jusqu'à 01h00, pourquoi pas nous? Rien ne prouve que nous jouions un rôle dans la propagation du virus."

"Nous avons le sentiment que les politiciens ne nous écoutent pas, que nous ne sommes pas pris en compte", a-t-elle ajouté. "Nous craignons que beaucoup de magasins de nuit ne disparaissent dans un avenir proche."

"Ce règlement est un véritable coup de grâce pour ces personnes", a déclaré l'avocat Walter Van Steenbrugge, qui représente les exploitants de nightshops. "Surtout quand on voit que les supermarchés peuvent parfois rester ouverts jusqu'à 21h00. Les commerces de nuit doivent fermer leurs portes pendant leurs meilleures heures. La mesure est totalement disproportionnée par rapport à l'objectif qu'ils veulent atteindre."

"La situation est totalement discriminatoire. Nous envisageons donc de nouvelles actions en justice pour réclamer des dommages et intérêts", a conclu l'avocat