Environ une centaine de patrons de magasins de nuit se sont rassemblés dimanche après-midi devant la Tour des Finances à Bruxelles, face au Jardin botanique, pour contester les heures de fermeture qu’on leur impose. En raison de la crise du coronavirus, ils sont obligés de fermer les portes de leur commerce à 22h, ce qui engendre des pertes de revenus importantes pour ces indépendants. "C’est quoi la différence entre un nightshop et une station-service ? Pourquoi les stations-service peuvent rester ouvertes 24h sur 24 et pas nous ?", s’est interrogé Singh Hermen, patron d’un magasin de nuit, présent à la manifestation.

"Quelle est la preuve qu’un nightshop est dangereux pour la propagation du coronavirus et pas un restaurant ou un bar ? On n’est pas contre les restaurants et les bars. Nous, on veut l’égalité. On paie des taxes spéciales pour être ouverts la nuit, de 4 000 euros par an presque !", s’est-il offusqué. "Un magasin de nuit, c’est pas uniquement du tabac. Nous, on vend aussi de la nourriture", a également déclaré Amaro Amar, lui aussi gérant d’un commerce de nuit. "De plus, chez nous, le client rentre avec un masque et sort avec un masque, au contraire des bars et restaurants où les gens consomment sur place sans masque", a-t-il relevé.