Le rapport EY révèle que le flux d'investissements étrangers à Bruxelles a augmenté de 65% en 2018 par rapport à 2017.

Cette croissance concorde avec la forte augmentation du nombre d'entreprises étrangères accompagnées par hub.brussels sur cette même période. L'agence bruxelloise pour l'accompagnement de l'entreprise a en effet suivi 21 entreprises étrangères, soit une progression de 50% par rapport à l'année précédente. "La fusion réalisée en 2018 entre Bruxelles Invest & Export, impulse.brussels et Atrium a permis de dégager des synergies entre les équipes chargées de l’attraction d’investisseurs étrangers et les clusters sectoriels. Une stratégie ciblée à l’international sur les secteurs les plus porteurs de la Région bruxelloise a clairement porté ses fruits", explique Isabelle Grippa, CEO de hub.brussels.

Cette forte de hausse des investissements étrangers à Bruxelles s'explique aussi par un effet Brexit. La campagne Brexit menée par la Région a ciblé des secteurs clés pour Bruxelles (audiovisuel, sciences du vivant, finance et assurance) et mis l'accent sur l'expertise bruxelloise dans ces domaines. Cela a permis de maintenir constante (15%) la part des entreprises britanniques dans le flux des investissements étrangers à Bruxelles. Les Etats-Unis redeviennent par ailleurs la première source d'investissements (21%), devant la France (19%). "Ces chiffres sont un excellent indicateur pour la Région bruxelloise. Dans le cadre du Brexit, il fallait surtout rassurer les investisseurs pour qui le choix des Britanniques est une inquiètude constante depuis 3 ans déjà", explique Cécile Jodogne (Défi), secrétaire d'Etat en charge du Commerce extérieur de la Région bruxelloise.

Si Bruxelles suit de très près la Flandre en termes d’implantations d’entreprises étrangères (39% pour Bruxelles, 40% pour la Flandre), en termes d’emploi, l’écart est plus important (plus de 5.000 en Flandre contre une centaine à Bruxelles). Sur l’ensemble du pays, la majorité des implantations concerne des activités de logistiques et de productions, à Bruxelles, elles sont largement dominées par les activités de services et plus particulièrement de vente et de marketing (70%). Ces profils d’investissements très différents expliquent l’écart en termes d’emplois créés au moment de l’implantation. L’annonce d’un investissement dans un site de production s’accompagne de projections d’emplois car elles conditionnent le calibrage des installations et l’octroi éventuel de subsides. En revanche, dans le cas d’implantation d’entreprises de services, le recrutement se fait généralement en fonction de l’évolution du business. Une étude interne réalisée par hub.brussels montre qu’une entreprise étrangère démarrant à Bruxelles avec 2 personnes, emploiera en moyenne 15 personnes après 5 ans.