Au lendemain des événements impressionnants du bois de la Cambre, le collectif 'L'Abîme' déplore la situation critique dans laquelle la jeunesse se trouve à cause des mesures liberticides.

"Les jeunes n'en peuvent plus des restrictions sociales, ils sont au bout du rouleau. Cela fait maintenant des mois que les psychologues et les psychiatres tirent la sonnette d'alarme. Fin janvier, une étude de l'UCLouvain et de l'UAntwerpen révélait encore qu'un Belge sur deux, essentiellement des jeunes, est en détresse psychologique. Notre jeunesse, c'est-à-dire le moteur de demain, est au bord du gouffre", évoque le groupe dans son communiqué avant d'annoncer la suite de son programme "Les jeunes sont sur le point de s'auto-déconfiner. Ce qui aura des conséquences désastreuses sur la propagation de l'épidémie".

Le collectif s'insurge contre le peu de directives prises par les gouvernements pour "encadrer" les libertés de la jeunesse en manque de retrouvailles. "Alors pourquoi nos gouvernements n'ont-ils pas pris la moindre mesure pour lui redonner ne fût-ce qu'une soupape de liberté?", questionne le collectif en expliquant que la fête ne s'interrompt pas à la venue de la police.

"Ainsi, où sont allés les 1.500 jeunes dispersés par la police au lac de Louvain-La-Neuve ce 31 mars? Ils ont poursuivi la fête dans des kots, des endroits par nature exigus où le virus circule activement. Pourquoi ne tente-t-on pas d'encadrer ce besoin vital avec des mesures qui limiteraient, elles, la propagation du virus" , écrivent-ils dans leur communiqué.

Les organisateurs derrière l'appellation de l'ABÎME demandent au gouvernement de trouver des alternatives. "Les pistes de solution ne manquent pas. Comme nos demandes répétées de testing, restées lettre morte. Mais nos autorités continuent de faire la sourde oreille et qualifient encore et encore ces rassemblements de 'gifles à la gueule des soignants'", se défendent-ils, disant que cette gifle n'est pas la seule à prendre en compte.

"Mais qui prend la mesure de cette gifle monumentale à la gueule de nos jeunes? Nous sommes apolitiques et contre toute forme de violence. Mais penser que l'on peut taire un tel cri collectif de détresse avec des autopompes et des lacrymogènes est un leurre" , alors que le bourgmestre de Bruxelles a clairement énoncé les risques qu'encourent les participants de la 'soirée clandestine' de ce vendredi.

Tant que nos autorités continueront à s'enfermer dans ce mutisme, à nier cette autre catastrophe sanitaire et à ne rien proposer pour soulager nos jeunes, nous continuerons à manifester et nous espérons que ce mouvement s'étendra dans tous les parcs de Bruxelles et dans toutes les villes en confinement depuis trop longtemps", peut-on lire en conclusion du communiqué.