Les enseignants dénoncent un manque de sécurité, d'hygiène et de chaleur au sein de l'établissement.

"Nos enfants méritent mieux" clament depuis plusieurs semaines les membres du personnel de l'Athénée royal Uccle 2. Après un arrêt de travail d'une quarantaine d'enseignants en octobre dernier, les ministres Caroline Désir (PS) et Frédéric Daerden (PS) ont annoncé leur venue ce lundi 16 décembre. L'occasion de visiter l'école et de rencontrer le personnel éducatif. Malgré son mécontentement, ce dernier accueille positivement cette nouvelle, espérant voir l'état de leur établissement s'améliorer rapidement. "Gentils, patients, dociles, compréhensifs nous avons été, il est maintenant temps de considérer l'ensemble des acteurs du "plus beau métier du monde" avec respect. L'état de notre athénée est déplorable, y enseigner est devenu pénible pour tous ses acteurs."

Pour rappel, les enseignants réclament plus de sécurité, de confort chaleur et des rénovations urgentes pour garantir une bonne hygiène et prévenir les accidents. Concernant le premier point, ils soulignent les intrusions "fréquentes et incontrôlables" de personnes étrangères à l'établissement. "Les nombreuses dégradations nuisent à l'image de notre établissement. Cette situation génère un climat d'insécurité pesant."

Un sentiment d'insécurité renforcé par l'agression de deux professeurs au sein des bâtiments. "En 2010, un parent est venu dans le parc du hall sportif agresser une collègue, seule la force physique de deux de nos professeurs a pu éviter le drame. En décembre 2018, deux jeunes extérieurs à l’établissement, anciens élèves de l’école, sont entrés dans une classe, cagoulés avec des armes factices, lors d’un examen."

Le personnel dénonce en outre des chaudières non fonctionnelles : durant le mois de novembre, les chaudières se sont mises en mode de sécurité quatre lundis matins consécutifs. La température ambiante des locaux ne dépassait pas les 14 degrés. Les élèves et les professeurs ont dû se réfugier, plusieurs heures, dans le réfectoire afin de profiter d'un peu de chaleur.

"Il nous revient qu'un budget de 300 000 euros sera débloqué pour la réfection de la cuisine. Nous nous étonnons de ce montant d'autant plus qu'une rénovation a été réalisée il y a deux ans et que l'Afsca a autorisé la réouverture de celle-ci. Cette mesure ne semble pas urgente au regard de celle de la plomberie, de la toiture et du sol de certains bâtiments."

© D.R.

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