Alors que la première phase du déconfinement démarre ce lundi, des rassemblements sont signalés en de nombreux endroits.

Alors que la première étape du déconfinement démarre ce lundi, de nombreux endroits de la capitale - hors parcs et espaces verts - continuent de poser problème en matière de respect de la distanciation sociale. Du côté des zones de police, une attention particulière va être apportée à ces lieux, avec un renforcement des patrouilles sur le terrain afin de disperser les rassemblements de personnes.

À Anderlecht, la situation du côté du square de l’Aviation continue de déranger. Le Samusocial, situé sur le boulevard Poincaré voisin, a augmenté sa capacité mais les bénéficiaires continuent malgré tout à se rassembler, au grand dam des riverains.

Un peu plus loin, la situation aux Abattoirs aussi inquiète les riverains. Les rassemblements de personnes y sont fréquents et le risque de propagation du virus bien réel. La situation est identique dans le centre historique de la commune, du côté de la place de la Vaillance.

À Saint-Gilles, une attention toute particulière de la police va être apportée au niveau du Parvis où la situation est souvent problématique avec des personnes qui errent dans ce quartier et occupent l’espace public de manière prolongée. Le constat vaut également pour la place Saint-Denis dans la commune voisine de Forest.

Des rassemblements de personnes sont également signalés dans la commune de Schaerbeek. "L’affluence est trop importante dans le parc Josaphat et nous gardons également un œil attentif à l’évolution de la situation sur la place Liedts et sur la place de la Reine où des rassemblements de personnes ont été signalés. Idem du côté de la place Saint-Vincent à Evere ", explique Audrey Derayemaecker, porte-parole de la zone de police Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse).

Pour ce qui est de la Ville de Bruxelles, une attention particulière va être apportée en différents endroits. "Les quartiers qui nous reviennent comme problématiques pour non-respect de la distanciation sociale sont Laeken, le Heysel et le centre-ville", explique-t-on du côté du cabinet du bourgmestre Philippe Close (PS). La situation est également problématique du côté d’Yser.

À Molenbeek, les rassemblements de personnes sont fréquents à Ribaucourt, tandis que du côté d’Ixelles, les principaux cas de non-respect de la distanciation sociale sont recensés du côté de Matonge.

À Etterbeek, le bourgmestre Vincent De Wolf a signé samedi une ordonnance de police rendant obligatoire le port du masque, ou de toute alternative permettant de couvrir la bouche et le nez, dans certains lieux publics où il sera difficile de respecter strictement le maintien d’une distance d’1 m 50 entre les personnes. Dans le viseur du député-bourgmestre MR : les principales artères commerçantes et les abords des écoles. L’ordonnance de police précise les artères commerçantes, telles la rue des Tongres (Mérode) ou la chaussée de Wavre (La Chasse) où la mesure s’imposera à toute personne de plus de 12 ans, en voirie publique et au sein des commerces. Idem dans un rayon de quelque quinze mètres depuis l’entrée de chaque établissement scolaire sur le territoire communal.

Vincent De Wolf a insisté sur la crainte que la densité de la population au sein de la commune, la concentration de ses commerces au sein de quelques artères principales ou, encore, la présence d’établissements scolaires d’importance rendent impossible, "même avec la meilleure volonté collective, le respect des distances de prévention".

Une signalétique sera placée en chacun des lieux visés. La distribution des 90 000 masques commandés par la commune pour ses habitants se fera progressivement durant le mois de mai, a encore dit Vincent De Wolf.

À Auderghem, le bourgmestre déplore l’attitude de son homologue etterbeekois "d’avancer seul". "Il faut que le fédéral impose le masque obligatoire dès le 11 mai ! Pourquoi rester dans le flou de la communication ? Faudra-t-il que des arrêtés à portée locale, donc limités dans leur action, soient pris pour contraindre à une obligation généralisée ?", fustige Didier Gosuin (Défi).