Des solutions d’urgence ont été trouvées ce dimanche et ce lundi matin

SCHAERBEEK Depuis jeudi dernier, une menace d’expulsion pesait sur les neuf familles de Roms qui campent depuis plusieurs mois dans le hall du Centre de communication Nord (CCN) dans des conditions extrêmement précaires.

Dimanche soir, des solutions ont été trouvées in extremis pour six familles avec environ 24 enfants. Ces dernières seront hébergées par le Samu social et le centre d’accueil d’urgence Ariane, situé à Forest.

Lorsque la police fédérale a procédé, hier matin, à l’expulsion des occupants du CCN, il ne restait donc que trois familles (13 enfants et 7 adultes).

Pour deux d’entre elles, des solutions ont également été avancées. Norica Matei et son fils Léonard, âgé de 7 ans, qui sont originaires de Roumanie, étaient ravis d’apprendre qu’ils avaient droit à une aide provenant de l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique (Fedasil).

Une famille kosovare composée de cinq enfants âgés de 7 à 17 ans s’est vu proposer une place dans un centre, mais refuse d’y retourner. Le père de famille Ibrahim Ajeti, veuf depuis le mois de février dernier, a dit en avoir marre d’être bringuebalé de solution provisoire en solution provisoire. Cette famille pourrait également demander à être accueillie par Fedasil.

La famille hongroise composée de trois adultes et trois enfants entre 6 à 10 ans sera quant à elle prise en charge par le Service d’aide à la jeunesse (SAJ). Plusieurs personnes isolées se retrouvent malgré tout à la rue.

Une vingtaine de policiers, des déménageurs et un huissier étaient présents sur les lieux, hier. Les affaires des familles, dont des matelas, ont été embarqués. Le sol a ensuite été nettoyé et désinfecté. Selon le commissaire Jean-Claude Remue, plusieurs occupants auraient souffert de la gale au cours des derniers mois.

Aucune altercation n’a été observée entre les occupants et les forces de l’ordre et l’opération s’est déroulée dans le calme. La situation n’en reste pas moins très difficile à vivre pour ces familles. L’un des pères de famille a d’ailleurs fondu en larmes en évoquant les conditions dans lesquelles sa famille vit depuis des mois.



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