Plusieurs milliers de militants des syndicats chrétien et socialiste se rassemblaient lundi matin à la gare du Nord de Bruxelles. Ils doivent arpenter les rues de la capitale pour protester contre la loi sur la norme salariale, qui, selon ces organisations, empêche les salaires d'augmenter correctement. Le début de la manifestation est déjà accompagné de fortes détonations de pétards. 

Concrètement, les syndicats réclament des mesures structurelles pour diminuer la facture énergétique des ménages, le maintien de l’indexation automatique ainsi qu’une réforme de la loi de 1996 sur la norme salariale. Cette norme est fortement dénoncée ces derniers mois par les trois organisations syndicales, qui s’offusquaient qu’une marge de 0,4 % maximale - au-delà de l’inflation - seulement ait été autorisée dans le cadre de l’accord interprofessionnel 2021-2022. Les syndicats réclament une révision de cette législation afin de permettre des négociations "plus libres".

À ces revendications pour le renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs, les deux syndicats ont ajouté la défense des libertés syndicales. Ils veulent marquer leur indignation à l’encontre du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Liège qui a condamné, le 19 octobre, 17 syndicalistes, dirigeants et affiliés de la FGTB pour une action de blocage menée il y a cinq ans sur le viaduc de Cheratte.

Les trains roulent

Cette manifestation devrait perturber fortement les transports publics, à l’exception des trains. La SNCB ne devrait pas connaître de perturbation spécifique liée à la manifestation nationale, les trains permettant d'acheminer les protestataires vers la capitale. Cependant, la société de chemins de fer a dû supprimer temporairement certains trains en raison du nombre élevé de contaminations au coronavirus au sein de son personnel.

A Bruxelles, seule la ligne de métro 1 et les trams 3, 4, 7, 8, 9, 51, 92 circulent. Les autres lignes de métro et de tram ne rouleront pas aujourd'hui, indique la société de transports en commun bruxelloise (Stib) sur Twitter. Les lignes de bus 12, 34, 36, 46, 53, 54, 56, 59, 65, 71, 74, 78, 87, 88 et 95 sont elles exploitées.

Le réseau du TEC est également perturbé en raison de la manifestation nationale. Des dizaines de lignes sont concernées à travers toutes les provinces. Certains bus ne circulent pas du tout et sur d'autres lignes, des voyages sont supprimés. Seuls 25% des bus circulent aux TEC Charleroi et 75% des bus roulent aux TEC Liège. Les voyageurs peuvent s'informer via la page Facebook du TEC (https://www.facebook.com/leTECofficiel).

Quelques perturbations étaient déjà connues hier. Ainsi, pour le Tec Liège-Verviers, il est déjà prévu que 45 lignes ne circulent pas du tout et que des voyages soient supprimés sur les autres. Dans le Brabant wallon, plusieurs dizaines de lignes sont déjà concernées par des suppressions de voyages tout comme dans le Hainaut. À Charleroi, la liaison vers l’aéroport carolorégien et les métros devraient être impactés.


En Flandre, environ six lignes de bus et de tram sur dix roulent. C'est la deuxième fois que le système "de continuité du service" est organisé chez De Lijn, une offre de service alternatifs en cas de grève.

Des embarras de circulation sont également à prévoir sur la route à Bruxelles, le long du parcours de la manifestation qui mène de la gare du Nord à la gare Centrale, via la Petite Ceinture (R20) et les boulevards centraux. La police de Bruxelles Capitale Ixelles conseille d'éviter ces secteurs.