Près d'une trentaine de travailleurs et de représentants syndicaux se sont rassemblés lundi matin entre 08h30 et 10h devant le Centre familial de Bruxelles, situé rue des Palais à Schaerbeek, pour dénoncer des blocages dans le dialogue avec la direction. Il s'agit d'une première action menée par la CNE et le Setca sous couvert d'un préavis de grève déposé le 4 février. Plusieurs autres sont déjà prévues cette semaine, à commencer par un piquet de grève visant à bloquer les entrées mardi matin, dès 08h30. 

Pour cette première action, les grévistes ont simplement arboré leurs couleurs syndicales à l'entrée du Centre familial de Bruxelles. Une délégation a été reçue en fin de matinée par des représentants du pouvoir subsidiant de la Commission communautaire française (Cocof) afin de leur exposer la situation. Le nombre de grévistes n'avait pas encore été calculé lundi matin par les syndicats, qui espèrent le voir augmenter durant la semaine au fil de leurs actions.

La CNE et le Setca se plaignent d'un blocage de la direction dans la concertation syndicale, qui perdure depuis septembre. Ils estiment que l'intermédiaire extérieur désigné par les administrateurs ne remplit pas son rôle de médiateur de façon constructive et enlise au contraire la situation. Les organisations syndicales ont déposé un préavis de grève le 4 février dernier, en réaction à un nouveau refus d'accorder les facilités et temps nécessaires pour l'accomplissement des mandats syndicaux.

"Il y a eu un changement radical depuis septembre et c'est un bras de fer depuis lors avec la direction", déplore Yves Dupuis, secrétaire permanent Setca. "L'employeur a refusé de venir en présentiel au bureau de conciliation planifié ce jeudi et a encore mandaté son intermédiaire, un ancien représentant syndical. Depuis vendredi, on sait qu'il n'y aurait pas de conciliation, car on ne peut pas préparer une conciliation dans ces conditions, et on a donc décidé d'entrer en grève".

Le Centre familial de Bruxelles est un service d'aide à domicile qui compte environ 300 travailleurs et apporte un soutien à quelque 540.000 bénéficiaires.