La FGTB et la CSC ont annoncé il y a deux semaines qu'une manifestation aurait lieu le 6 décembre pour le pouvoir d'achat et la défense des droits syndicaux. Concrètement, les deux syndicats réclament des mesures structurelles pour diminuer la facture énergétique des ménages, le maintien de l'indexation automatique ainsi qu'une réforme de la loi de 1996 sur la norme salariale.

C'est aussi le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Liège condamnant 17 syndicalistes, dirigeants et affiliés de la FGTB, en lien avec une action de blocage menée il y a cinq ans, qui a mis le feu aux poudres. Les deux syndicats protestent dès lors aussi contre "la réduction" des libertés syndicales.

Entre-temps, les formations syndicales ont accepté de travailler avec des quotas pour la manifestation à Bruxelles en raison de la pandémie de coronavirus. Chacun sera accompagné d'un maximum de 2.000 activistes, auxquels il sera demandé de porter des masques buccaux et de garder leurs distances.

L'action de lundi est couverte par un préavis de grève de la FGTB et la CSC. Ces dernières n'appellent pas à une grève générale, bien que Mme Heyrman n'exclut pas qu'il y ait des actions dans certaines entreprises.

Le syndicat libéral CGSLB a lui aussi appelé à la grève pour défendre le pouvoir d'achat mais ne défilera pas dans les rues de la capitale.