La pression fiscale, les lourdeurs administratives ainsi que les problèmes de mobilité et de stationnement font partie des difficultés souvent énumérées par les commerçants bruxellois. Mais une étude réalisée par Beci et Izeo démontre que les petits commerces de détail ont aussi du mal à recruter du personnel compétent et motivé.

Un peu plus de 200 commerçants de la capitale ont répondu à cette enquête s’intéressant à leurs besoins et leurs intentions de recruter. Il en ressort que 37 % des recrutements de vendeurs ont été difficiles. Le manque de compétences linguistiques des candidats est l’un des points noirs relevés. Viennent ensuite le manque de motivation, la difficulté de se plier aux horaires souvent contraignants et le différentiel trop faible entre le salaire net et le chômage.

En moyenne, les commerçants comptent donc quatre à cinq semaines pour trouver le vendeur idéal, embauché dans plus de 60 % des cas via le bouche à oreille ou une affiche posée en vitrine. Les petits commerçants utilisent très peu les outils existants pour recruter (Actiris, agence d’intérim, société de recrutement…).

Au moment du recrutement, les commerçants pointent surtout le manque de compétences linguistiques des employés. Mais en cours de carrière, ce sont les compétences commerciales qui semblent finalement lacunaires. Souvent considérée comme de l’emploi non-qualifié, la vente nécessite pourtant de nombreuses aptitudes : savoir accueillir les clients, être capable de comprendre leurs besoins et d’argumenter, de négocier des ventes complexes, etc.

À ce titre, notons que 37 % des commerçants sont prêts à accorder jusqu’à quatre jours de formation par an pour les commerciaux. Seul hic : l’enquête révèle que les commerçants ne savent pas où trouver une formation en adéquation avec leurs besoins. Mais selon Izeo et Beci, la Commerce Academy - un projet lancé par la Région bruxelloise en février dernier - devrait répondre à ce besoin de professionnaliser le secteur notamment grâce à des formations très concrètes dans le domaine de la vente.