Dans une explication détaillée transmise à l'agence Belga, il invoque "les nombreuses réserves que j'ai émises et parce qu'il est contraire à mes convictions et à mes principes".

Son principal regret: ""Il n'y aura donc pas de recours en appel dans le dossier de la STIB et du port des signes convictionnels par les agents de l'entreprise publique de transports en commun. Un dossier dans lequel un cas particulier prend en otage la STIB mais aussi l'ensemble des pouvoirs publics bruxellois. Ne pas quereller le caractère partisan et orienté de l'ordonnance du tribunal francophone du travail est une faute, qu'importe les compensations obtenues en retour. Cette décision aux relents électoralistes fait fi de la jurisprudence et des acquis de la neutralité pour les services publics", a-t-il notamment dit.

"Ma confiance en ce gouvernement s'en trouve sérieusement ébranlée et je ne saurais plus lui garantir un soutien indéfectible. Il est des partis au sein de la majorité qui ne connaissent manifestement plus la portée et les limites de l'accord de gouvernement", a-t-il ajouté.

M. Magdalijns dit toutefois comprendre que son parti "souhaite avaliser cet accord et poursuivre son travail au sein de la majorité bruxelloise et y voie plus d'avantages que d'inconvénients".

A ses yeux, Bernard Clerfayt et François De Smet ont été au bout de ce qui était possible compte tenu des circonstances.

"Malheureusement, les contreparties obtenues, si elles paraissent solides, reposent sur des bases beaucoup trop fragiles. Du sable. Aucun des actes posés demain par la STIB ne sera immunisé contre des recours en discrimination confortés par l'ordonnance fantasque du 3 mai 2021. Le débat voulu au parlement bruxellois est pour le moins aléatoire et pourrait se muer en piège tant les positions favorables à une véritable neutralité dans les services publics sont désormais caricaturées pour être injustement et publiquement incriminées de discriminations", craint l'élu DéFI.

Pour Christophre Magdalijns, il n'y a qu'une seule compensation digne de ce nom face au renoncement du gouvernement à aller en recours: légiférer sans délai. L'élu amarante demande que les députés régionaux légifèrent tout de suite par le dépôt d'un projet d'ordonnance conjointe bétonnant les balises de l'accord pour l'ensemble des services publics bruxellois et pas seulement pour la STIB.