La commission de la santé et de l'aide aux personnes de la Commission communautaire commune (Cocom) a eu lieu mercredi après-midi au Parlement bruxellois. L'ordre du jour était sans surprise la crise sanitaire du Covid-19 et sa gestion en région bruxelloise.

Les différents groupes politiques présents avaient dix minutes de parole. Ils s'en sont emparés pour rappeler que les chiffres de contamination établis pour Bruxelles n'étaient pas encourageants. Certains ont dénoncé la mauvaise administration de la crise par le gouvernement.

"En ce qui concerne les chiffres, nous sommes dans une phase plateau", pondère le ministre-président Rudi Vervoort (PS). "Faire croire que la crise est gérée de manière lamentable à Bruxelles, ce n'est pas correct", lâche en introduction le ministre Alain Maron (Ecolo), chargé de la Santé et de l'Action sociale au sein de la Cocom.

Les questions les plus fréquentes des députés ont concernées la capacité de "testing" de Bruxelles :  "Oui la capacité augmente, indique Alain Maron. Nous avons la capacité de 3 000 tests par jour, ce qui est beaucoup plus qu'il y a trois semaines. Nous envisageons 5400 tests par jour d'ici décembre. Nous sommes dépendants de la capacité nationale et à l'échelle de la Belgique, il y a une capacité de 30 000 tests".

"Les tests ne servent à rien s'il n'y a pas de quarantaine, insiste le ministre en charge de la santé. Si on a un doute, si on rentre d'une zone rouge, il faut s'isoler, test ou pas test. C'est le coeur du dispositif".

Les parlementaires se sont également intéressés aux maisons de repos. En effet, celles-ci ont été fortement touchées par la première vague du virus en mars. Le gouvernement a tenté au maximum d'enrayer la deuxième vague bruxelloise à l'intérieur des homes. "Nous avons mis sur pied deux procédures parallèles, explique Alain Maron. La première est le dépistage de chaque nouveau membre du personnel et chaque nouveau résident. A chaque cas suspect, et cela peut être seulement un nez qui coule, on teste tout le monde et on met les personnes concernées en quarantaine. Il y a eu neuf petits foyers dans les maisons de repos bruxelloises mais il n'y a pas eu de flambée. Nous avons su contenir la contamination.

"La deuxième procédure a été déclenchée le 17 août. Il s'agit de cibler et dépister tout le personnel des instituts qui accueillent les personnes âgées. Nous avons obtenu ce nouveau round de tests par le fédéral. Certaines maisons de repos ont refusé. Il a fallu les convaincre. C'est la réalité du terrain qui explique parfois que cela prend du temps". Et le ministre écologiste de rappeler que "le masque obligatoire pour les soignants représente également des barrières au virus qui n'existaient pas en février -mars".

Les deux membres du gouvernement ont également appuyé sur l'importance de communiquer sur les mesures prises à Bruxelles afin d'obtenir l'adhésion de la population.