En amont du rassemblement, des personnes suspectées d'avoir des intentions malveillantes ont été contrôlées dans les alentours de manière préventive. Au total, 29 personnes ont été arrêtées administrativement, et 5 d'entre elles font l'objet d'une arrestation judiciaire, a indiqué dans l'après-midi la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, Ilse Van de keere.

Lors des fouilles des suspects, la police a saisi divers feux d'artifice et d'autres équipements de protection utiles en cas d'altercation avec les forces de l'ordre.

Cette mobilisation est organisée à l'appel de l'ASBL Lagardère et du docteur David Bouillon. Des personnes ont scandé le mot "Liberté" en réponse aux restrictions sanitaires. La manifestation s'est terminée ver 16h00 sans incidents signalés.

"Compte tenu de ce qu'il s'est passé les semaines précédentes, nous avons opté pour une approche préventive afin d'éviter tout incident", a expliqué Ilse Van de keere. Les interpellations ont eu lieu dans les rues autour du lieu de rassemblement, notamment place Rogier.

La police a saisi plusieurs dizaines de feux d'artifice et pétards, des masques à gaz, un coup de poing américain, des gants renforcés, une cagoule, un casque, un masque et plusieurs lunettes visant à protéger les yeux du gaz lacrymogène utilisé par les forces de l'ordre et même un gilet de protection pour le torse.

Le Dr Bouillon annonce l'ouverture à compter de mercredi d'antennes médicales pour les personnes nouvellement infectées par la COVID dans le centre Lagardère à Mons ainsi qu'à Charleroi, Mouscron, Le Rœulx, Huy et Liège. Il attribue la présence de non vaccinés dans les soins intensifs au seul fait qu'ils ne seraient pas pris en charge médicalement de manière précoce en raison d'une discrimination sur le terrain, selon une théorie qui lui est propre.

"Les personnes non vaccinées ne sont pas reçues chez leurs médecins et donc ils restent 10 jours chez eux, alors que les personnes vaccinées sont examinées plus tôt", a affirmé le Dr Bouillon. "Le CST est une obligation de vaccination dissimulée, car des gens sont obligés d'y venir pour ne plus payer des tests à tout bout de champ. Je me bats aussi pour les soignants qui vont être obligés de se faire vacciner, alors que certains ont déjà des anticorps ou une bonne immunité, que le vaccin est expérimental... On ne nous parle pas assez des effets indésirables". Il déplore qu'un dosage des anticorps par prise de sang ne soit pas prévu en Belgique pour le CST, qui prend seulement en compte un test PCR positif comme preuve d'une contamination passée.

Des personnes liées à l'organisation des marches pour la liberté ont annoncé un acte 3 dimanche prochain, le 19 décembre, entre la gare du Nord et le parc du Cinquantenaire.