Des centaines de manifestants se sont réunis ce dimanche devant la Gare centrale de Bruxelles, au Carrefour de l’Europe,et près de l'Atomium pour protester, en dépit de l'interdiction de se rassembler, contre les mesures gouvernementales prises pour endiguer la pandémie de Covid-19. Des pétards et le slogan "liberté" ont raisonné.

La police est descendue en masse sur les lieux pour éviter tout débordement et a encerclé les manifestants. Les premières arrestations ont eu lieu vers 11h15, a indiqué Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles. Les forces de l'ordre ont finalement procédé à 488 arrestations administratives. La majorité des manifestants ont été interpellés près de la gare centrale. Ils ont rapidement été libérés, vers 15h00.

Des supporters de cinq clubs de football, tant wallons que flamands, étaient largement représentés parmi ces individus.

La police a saisi une catapulte, des couteaux, des pétards, des feux de Bengale ou encore des protèges-dents.

"Nous sommes préparés à différents scénarios", avait expliqué Olivier Slosse. Des centaines de policiers anti-émeutes et des dizaines de combis avaient été déployés. Les manifestants présents ont été encerclés par un large périmètre et ont ainsi pu être maintenus ensemble. Afin de prévenir de nouveaux dérapages ou émeutes, les forces de l'ordre ont immédiatement procédé à des contrôles. Elles ont constaté que davantage de monde s'était déplacé dans le centre de Bruxelles plutôt qu'au Heysel, où c'était très limité. 


Dimanche dernier, une manifestation contre la "justice de classe" avait été interdite au Mont des Arts à Bruxelles mais de nombreuses personnes s'y étaient tout de même présentées. Le rassemblement avait été toléré par la police mais avait ensuite dégénéré, donnant lieu à de nombreuses arrestations.