"Depuis quelques jours, Filigranes et moi-même sommes au cœur d’un orage médiatique. En cause : mon style de management et un certain nombre de mauvaises habitudes et comportements qui rendent difficile la vie professionnelle de mes collaborateurs", résume le patron de la librairie. "Ma surprise de ces derniers jours n’était pas feinte", continue-t-il, avant de présenter ses excuses.

"Je n’avais pas réalisé que mon attitude pouvait provoquer tant de souffrances chez certains, et j’en suis absolument désolé. À tous ceux d’entre vous collaborateurs, clients, amis de Filigranes que j’ai pu heurter ou blesser, je tiens à présenter aujourd’hui mes excuses sincères".

Bientôt une nouvelle direction

Marc Filipson précise qu'il est conscient que ces excuses ne suffiront pas "pour rétablir la confiance". C'est pourquoi, avec son conseil d'administration, il a décidé de mettre des "choses concrètes" en place pour que la situation s'améliore "rapidement et radicalement".

"Une rencontre aura lieu entre le Conseil d’Administration et les membres du personnel pour entendre au mieux leurs doléances", écrit-il, précisant que cette réunion aura lieu dans les prochains jours. "Sans attendre, accompagné par le Conseil d’Administration de Filigranes, je m’engage à un véritable effort de gouvernance et de gestion", assure-t-il aussi.

Le patron a également rappelé que la procédure initiée auprès de Securex, ainsi que l'analyse de risque, devait se poursuivre sereinement avec un objectif clair : "instaurer de meilleures pratiques et davantage de respect dans la gestion des ressources humaines de Filigranes". Il précise que tous les aspects y seront abordés (heures supplémentaires, travail le dimanche, vacances, caméras de surveillance, etc…).

Enfin, Marc Filipson annonce faire un pas de côté et lancer le recrutement d'un.e directeur.trice, "dans l'intérêt de tous et de l'entreprise". Dans le même temps, il déclare entamer un travail "psycho-thérapeutique" dans le but de se départir de ses "mauvaises habitudes". "Excès de familiarité, colères, j’en passe…j’ai compris que j’avais du boulot", conclut Marc Filipson.