Un large mouvement de syndicats, d'étudiants et de partis politiques les a rejoints. Quelques centaines de personnes se sont d'abord rassemblées, vers 15h00, sur le parvis de l'église du Béguinage. Après quelques discours, elles se sont élancées, à 16h00, pour une marche d'une dizaine de kilomètres qui les mènera aux sites d'occupation de l'ULB et la VUB.

Cette situation a failli viré au drame ce week-end. Samedi soir, un occupant de l'ULB âgé de 43 ans qui vit sans-papier depuis 23 ans a tenté de mettre fin à ses jours, indique l'Union des sans-papiers pour la régularisation (USPR) dans un communiqué.

Les syndicats CSC-ACV et FGTB-ABVV, le parti PTB-PVDA, les collectifs BXL refugees et La santé en lutte ainsi que l'association étudiante Comac étaient tous présents dans la foule, équipés de drapeaux. Mais de nombreux citoyens ont également rallié la manifestation. Ils ont scandé des slogans tels que: "Solidarité avec les sans-papiers", "Une seule solution : la régularisation", "Première, deuxième ou troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés" ou encore "ce ne sont pas les sans-papiers, mais la loi qui doit changer".

En tête du cortège, les manifestants ont déployé deux grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Mourir pour des papiers, vraiment?" et "La vie des grévistes est en danger". Les manifestants soutiennent la demande des sans-papiers pour une politique de régularisation claire et précise, car les sans-papiers disent aussi vouloir être impliqués dans la relance après la crise sanitaire.