Sur Facebook, le Collecti.e.f 8 maars invite les internautes à envoyer photos et vidéos de l'incident.

Deux femmes auraient été violemment attrapées par des policiers lors de la Marche mondiale des femmes ce dimanche, indique le Collecti.e.f 8 maars sur sa page Facebook. “Celle voulant protéger la première a été traînée sur la longueur de la rue par quatre policiers, puis maintenue au sol un genou sur sa poitrine et frappée au visage. Les personnes qui ont voulu intervenir se sont prises des coups de matraque, un poignet cassé. Ces quatre policiers ont été vus plus loin sur le parcours, pas inquiétés par leur hiérarchie. L’un des quatre policiers pris à partie par des manifestantes, a fini par accepter de montrer sa carte en cachant sa photo. Une plainte va être déposée, envoyez vos témoignages, photos et vidéos.”

Contactées, la zone de police Bruxelles-Ixelles et la police fédérale ont déclaré ne pas avoir connaissance de ces faits. "C'est la zone de police Bruxelles-Ixelles qui était en charge de la manifestation, nous n'étions là qu'en renfort, indique la porte-parole de la police fédérale. Nous avons du faire face à des réactions de citoyens masculins vis-à-vis de manifestantes mais il n'y a pas eu d'arrestation à notre connaissance. Les victimes peuvent porter plainte auprès du Comité P."

Sur Facebook, des manifestantes témoignent : "Ce dimanche vers 15h10, au moment ou nous manifestions pour dénoncer la violence, j'ai aperçu une femme sous l'emprise de deux hommes qui semblaient vouloir violemment la pousser à terre ! Ces hommes ne portant aucun signe d'appartenance, nous avons exigé qu'ils s'identifient. Mais au lieu de décliner leur identité, ils ont tiré la femme en sortant des matraques téléscopiques de leur veste pour nous disperser en nous frappant à la hauteur du visage ! Malgré cette extrême violence et le renfort brutal d'autres hommes en tenues civiles et avec des oreillettes, nous avons été capables de soustraite cette femme. Par conséquent, les questions suivantes s’imposent : Qui sont-ils ? Est-ce une milice privée ou la police ? Je ne peux qu'énumérer les faits qui suivent: cela ressemblait à une arrestation, ils étaient organisés, armés, en possession d'oreillettes pour obtenir du renfort et ils ne semblaient pas du tout inquiets par une interpellation policière puisqu'ils sont repartis calmement ! Enfin, selon les conseils d'une source informée vis à vis de ce type de doute, je porterai plainte directement à l' "Inspection Générale Police" (AIG) pour maximiser les possibilités de faire la clarté sur cet événement odieux ne pouvant que rappeler les heures les plus sombres de l'histoire !"