Mille euros par an, payables en quatre fois. Voici ce que propose la Ville de Bruxelles à certains de ses commerçants et des institutions muséales si elles et ils acceptent de laisser entrer n'importe quel quidam ayant un besoin pressent. Ce projet fait partie d'un plan toilettes plus global présenté par l'échevine bruxelloise en charge de la Propreté Zoubida Jellab (Ecolo) la semaine dernière.

Ce plan prévoit d'installer de nouvelles toilettes un peu partout sur le territoire bruxellois. Mais cela ne suffira pas. L'idée d'intégrer certains commerces bruxellois dans ce plan vient d'Allemagne, où le mécanisme semble fonctionner. "Nous voulons convaincre une cinquantaine de commerçants, Horeca et/ou lieux culturels, dans un premier temps, participer au développement de ce réseau toilettes accueillantes", explique de son côté l'échevin en charge des Commerçants Fabian Maingain (Défi).

L'échevin bruxellois cherche surtout dans des quartiers commerçants non couverts par le réseau de toilettes publiques. "Il s'agit d'un problème pour les femmes dans certains quartiers. Nous ciblons le haut du Pentagone, le quartier Stalingrad, le quartier commerçant de Neder-Over-Heembeek mais aussi le quartier européen et l'hypercentre de Bruxelles également mal desservi en toilettes publiques."

En attendant la réouverture de l'Horeca et la levée - partielle ou complète - des mesures sanitaires, la Ville de Bruxelles souhaite solliciter les musées, les bibliothèques, les lieux culturels. "Mais dès que l'Horeca rouvrira (le 1er mai si tout va bien, NDLR), nous lancerons le démarchage auprès du secteur Horeca", poursuit Fabian Maingain. A moyen terme, les établissements qui joueront le jeu bénéficieront d'un label spécifique et seront renseignés sur la carte des toilettes publiques bruxelloises.