Séance photos sur la Grand Place pour la Dernière Heure. Melissa Crescibene remet correctement son écharpe en place et lisse avec sa main ses cheveux.

Miss Bruxelles depuis dimanche soir, la jeune femme de 20 ans se prête, non sans une petite dose de trac, au jeu des questions-réponses des journalistes. Son téléphone n’arrête pas de sonner. “Je n’étais pas vraiment préparée à cela, reconnaît la jeune femme. On m’a prévenu que je serai sollicitée cette année. Avant d’accepter, je dois toujours passer par le Comité de Miss Belgique”.

Avec le Covid, il y a beaucoup d’évènements auxquels participe habituellement Miss Bruxelles qui sont annulés. “Je suis mal tombée”. En plus de l’écharpe noir jaune rouge et le diadème dans sa panoplie de Miss, Melissa a le masque aux couleurs du drapeau belge avec le logo de Miss Belgique.

La crise sanitaire a également compromis l’une des passions de Melissa Crescibene, les voyages. “Je n’avais jamais voyagé avant 2018 puis je suis allée aux Iles Canaries et j’ai adoré. Après je suis allée en Indonésie, en Grèce... Cette année j’avais quelques voyages prévus. Le Portugal en juillet et le Mexique avec une amie en septembre. Les deux ont été annulés, précise, déçue Melissa.

Son goût du voyage explique aussi que l’endroit préféré de la Forestoise est le centre ville de Bruxelles, les alentours de la Grand Place... “C’est là où se trouvent les touristes. J’aime la diversité de la région bruxelloise”. La diversité se trouve également dans ses origines, italiennes par son père et polonaises par sa mère. “Je suis née à Uccle mais je vis et j’ai toujours vécu à Forest”. Elle a terminé ses études secondaires à l’école Saint-Vincent de Paul où elle a obtenu son diplôme d’éductraice/animatrice dans le social.

Puis en août de cette année, elle a décroché son diplôme de bachelier d’assistante sociale. “Je travaille depuis fin août. Je suis en contrat jusque fin septembre au samu social, au Centre des femmes de Molenbeek pour être précise. Je fais les nuits de 21h30 à 8 h du matin sept jours de suite, puis je me repose sept jours”. Le social tient une grande place pour Melissa. “J’ai vu des choses qui me révoltent. On est en Belgique mais malgré tout il y a des femmes, qui ont leurs papiers et qui vivent dans la misère”.

Du haut de son mètre 77, la jeune femme, avoue qu’elle se laissera peut-être tentée par une carrière dans le mannequinat. “J’ai déjà fait quelques petits défilés, cela me plaît bien. Si ça marche bien, pourquoi pas mais je serai toujours dans le social. C’est ce qui me plaît”. Plus tard, Melissa aimerait coïncider sa passion des voyages avec sa vocation du social. “J’aimerais faire des voyages humanitaires, faire du bénévolat. Travailler dans des associations. La violence conjugale me scandalise. je souhaite mettre en valeur les femmes”. En tant qu’ambassadrice de Bruxelles, c’est le message qu’elle souhaite faire passer. Dans sa lancée, Melissa Crescibene vise l’élection de Miss Belgique. “J’aimerais au moins faire partie des 30 finalistes”. Croisons les doigts.