Le rassemblement visait à attirer l'attention sur le sort des 108 membres du personnel, menacés de licenciement depuis l'intention de fermeture annoncée par le groupe Armonea Belgium. Les participants étaient réunis derrière les trois couleurs syndicales verte, bleue et rouge. L'objectif de ce premier rassemblement était de faire connaître la situation des travailleurs et d'espérer un élan de solidarité. "Ces personnes ont travaillé de tout leur coeur et la peur au ventre pendant la crise Covid et il est aujourd'hui difficile d'entendre qu'ils risquent d'être licenciés", défend Kathleen De Decker, secrétaire permanente au SETCa. "Ils ne méritent pas cela. On doit prendre soin de ces travailleurs. On voudrait qu'une autre solution soit trouvée pour eux".

L'annonce de l'intention de fermeture est tombée le 31 mars. D'après les syndicats, elle est motivée par des raisons financières. "Les locaux sont vieux et on parle aussi d'une baisse du taux d'occupation", ajoute Kathleen De Decker.

Les syndicats sont pour l'instant dans une phase d'information. Ils espèrent un retournement de situation et que la fermeture n'aura pas lieu. Kathleen De Decker explique que si l'intention de fermeture se confirme, les licenciements entreront dans le cadre d'une procédure Renault : "On doit encore étudier toutes les options possibles, voir aussi la possibilité que les travailleurs puissent être repris dans d'autres maisons de repos du groupe. Les travailleurs sont dans l'incertitude."