Bruxelles La commune a annoncé ce jeudi qu’elle fera appel aux services d’un street artiste pour réaliser une nouvelle œuvre.

"Le zizi de la Barrière doit rester !", "Engager un street artiste afin de saboter le travail d’un autre street artiste, c’est moche quand même !"

Les réactions négatives suite à l’annonce faite par le collège saint-gillois de remplacer la fresque de pénis réalisée la semaine dernière sur une façade d’une habitation de la Barrière de Saint-Gilles ne se sont pas fait attendre. Au point qu’un groupe Facebook, Touche pas à mon zizi, a été créé peu après l’annonce. Il rassemblait déjà plus de 500 personnes à l’heure d’écrire ces lignes.

Le chef de file de l’opposition Ecolo Alain Maron y est également allé de son petit commentaire : "Mais quelle mouche a piqué Charles Picqué pour prendre une décision aussi ringarde ? Le souci d’affirmer sa propre rigidité ?"

Cette fresque, qui amuse ou dérange, sera donc effacée. "Le collège s’est réuni ce jeudi matin. Ce dessin a été réalisé sans autorisation et n’a pas vocation à durer. Au vu des échanges avec le propriétaire, il a été décidé de le faire retirer à moyen terme", explique le cabinet du bourgmestre Charles Picqué (PS).

Les services communaux analysent actuellement la faisabilité technique d’une telle opération. "Par ailleurs, le mur en question étant propice à l’installation d’une œuvre d’art urbain, le collège étudie la possibilité de faire appel à un ou des artistes pour installer une œuvre d’art", ajoute le cabinet.

La commune affirme que "toutes les démarches seront entreprises, comme l’obtention de l’accord du propriétaire et d’un permis d’urbanisme, pour respecter la légalité et que les habitants du quartier seront consultés sur le choix de l’œuvre retenue".

Il reste donc quelques semaines à celles et ceux qui souhaiteraient "admirer ce clin d’œil original, à vocation éphémère, d’un artiste anonyme qui a retenu l’attention des médias et mis Saint-Gilles au centre de l’actualité", conclut le cabinet.