Des banderoles et pancartes faites par des soignants portaient des messages comme "Stop au mutisme du conseil d'administration", "Le management de la terreur, c'est fini!" et "L'humanité a disparu avec ma paye". Des témoignages anonymes ont été lus.

La Résidence Porte de Hal est administrée, depuis sa création en 1855, par la Société royale de Philanthropie. Le collectif "La santé en lutte", qui organise ce rassemblement, a été contacté en octobre par des travailleurs qui se plaignent de licenciements abusifs, de harcèlement et d'une pression accrue sur le personnel depuis le changement de direction il y a environ 3 ans. "Le changement de la direction matérialise un changement de dynamique du conseil d'administration, qui a un peu fermé les vannes financières", défend un membre de la Santé en lutte. "Concrètement, il n'y a plus de remplacements systématiques des travailleurs malades; il y a des compétences en plus qui sont attribuées à certains travailleurs; il y a eu des mises en chômage technique de soignants pendant la crise sanitaire qui a augmenté la pression sur le personnel restant... Les soignants se plaignent aussi du traitement autoritaire de la direction et de la menace de licenciements en cas de désaccord. Il y a eu des licenciements de délégués syndicaux".

Les soignants qui ont souhaité se faire entendre demandent un changement de direction et de revenir à des moyens plus conséquents pour le fonctionnement de la maison de repos. "La dynamique marchande dans les maisons de repos, pour beaucoup privées, prévaut sur la qualité des soins et on ne se donne plus les moyens de soigner correctement", continue le représentant de la Santé en lutte. "On doit tirer des leçons de la crise".

Des problèmes dans les paiements ont, de plus, été signalés depuis décembre, ce qui alimente la colère des travailleurs.

Le collectif avance qu'un audit réalisé par la Cocom (Communauté communautaire commune) était assez négatif.