L'hôtel Belvue, situé en face du canal, accueillera prochainement des personnes sans-abri. Celles-ci seront prises en charge par trois associations actives dans la capitale : L'Ilot, Diogènes et DoucheFlux. "On est rentré dans un premier hôtel au mois de mai mais il présentait quelques problèmes pratiques. Il dispose de peu d'espaces communs donc il n'y avait pas moyen d'organiser des activités de groupes. On a commencé à chercher un nouveau lieu d'accueil en mars et l'hôtel molenbeekois nous a semblé être une bonne alternative", explique Esther Jakober, chargée de projets pour L'Ilot.

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29 chambres seront mises à disposition des associations, ainsi que les parties communes de l'hôtel comme le restaurant et la cuisine. Cette infrastructure permettra aux travailleurs sociaux d'accompagner au mieux les bénéficiaires durant cet hiver de crise sanitaire. "L'hôtel précédent disposait de 24 chambres. On tient toutefois à limiter le nombre de personnes qu'on accueille car notre but, outre de leur offrir du répit, est de les accompagner dans leur répit et dans la remise en ordre de leur situation administrative. Pour garder un lien personnalisé avec chacun, on ne peut pas accueillir des centaines de personnes."

Afin d'assurer cette relation privilégiée, une équipe de neuf travailleurs sociaux assure une présence 24h sur 24. Les sans-abri qui bénéficieront de cet accompagnement sont principalement des personnes à bas seuil, ayant difficilement accès au logement.

Financé par la Cocom, le projet a été prolongé de six mois. L'hôtel Belvue sera ainsi occupé du 31 décembre au 30 juin prochains. La convention fixant les conditions d'occupation a été signée ce jeudi matin par les associations, les gérants de l'hôtel et la commune de Molenbeek, propriétaire du bâtiment. "Il s’agit d’une fierté pour Molenbeek que de mettre en place ce type de collaboration. L’accueil et surtout, la solidarité envers les personnes en difficultés et dans le besoin n’est pas qu’un slogan. Plusieurs collectifs occupent des bâtiments sur notre territoire et depuis quelques mois, via le Samusocial, un lieu d’accueil et d’hébergement pour les femmes en situation de vulnérabilité existe sur notre territoire", indique la bourgmestre Catherine Moureaux (PS).

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