Découvrez la réaction du chef de corps suite à cette publication sur Facebook qui fait le buzz...

"Partagez au MAX !!! Mon petit frère s'est fait frapper par la police. Il était avec son copain juste devant chez moi et après un bête contrôle au moment où mon frère et son copain cherchaient leurs cartes d'identité, la police pensait qu'ils se foutaient d’eux et, donc, ils les ont frappés jusqu'au commissariat !!! Il a seulement 15 ans. Il n'est pas du tout majeur !!!"

Voici la publication sur Facebook qui a déjà été partagée à près de deux-mille reprises en moins de 24 heures et qui donne même lieu ce mardi soir à une petite mobilisation devant le commissariat molenbeekois. C’est la grande sœur de celui qui se dit aujourd’hui victime de violences policières, qui a pris cette initiative. La DH a donc cherché à en savoir plus auprès des prétendus bourreaux dans cette affaire !

"C’est un petit Molenbeekois de 15 ans qui est déjà bien connu pour fugue, rébellion et vol avec violence. Les faits dont il est question remontent à vendredi dernier vers 20 heures. Un passant avait alors contacté nos services pour signaler le petit manège de deux jeunes dans la rue Alphonse Vandenpeereboom", explique Johan De Becker, chef de corps de la zone de police Bruxelles Ouest.

"Le témoin nous explique qu’il observe deux jeunes – celui-ci de 15 ans et l’un de ses copains de 17 ans – qui tournent autour des voitures en stationnement et regardent à l’intérieur dans le but de voler. Et lorsqu’une patrouille arrive sur place, les deux suspects prennent directement la fuite, chacun dans une direction différente", poursuit Johan De Becker.

"L’un des deux policiers sort du véhicule pour poursuivre à pied le suspect de 17 ans tandis que l’autre poursuit à bord de son véhicule le suspect de 15 ans qui chute sur le trottoir avant de se faire interpeller. Les deux suspects sont ensuite ramenés au commissariat où ils expliquent bien sûr qu’ils n’ont rien fait et qu'ils se trouvaient là par hasard. Sur avis magistrat, on dresse PV et on les relaxe après avoir informé leurs parents", souligne le chef de corps.

Et Johan De Becker de livrer le fond de sa pensée : "Cela devient de plus en plus difficile de faire notre travail de policier. C’est la parole des jeunes contre celle des policiers. Je pense que c’est un petit jeu sans fin. A chaque fois que la police intervient à Molenbeek, c’est dans des conditions difficiles. Dans le cas de figure présent, j’ai tendance à croire mes policiers qui sont des policiers aux états de service exemplaires et qui me confirment qu'ils n'ont porté aucun coup au jeune. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué depuis le départ de faire mention dans leur PV de sa chute sur le trottoir. On est même en train d'effectuer une analyse des images des caméras de surveillance pour objectiver la situation."