La commune de Molenbeek pourrait à l'avenir embaucher des fonctionnaires affichant des signes convictionnels. Des discussions sont en cours pour modifier en ce sens le règlement de travail au sein de l'administration, annonce la RTBF.

La question du port de signes convictionnels est revenue au devant de l'actualité après que la Cour constitutionnelle ait estimé que l'interdiction des signes religieux au sein de la Haute école Francisco Ferrer, gérée par la Ville de Bruxelles, n'était pas contraire à la Constitution.

Outre l'accès à l'éducation pour les femmes portant le foulard, les autorités molenbeekoises réévalueraient l'accès de ces dernières aux fonctions publiques locales. Elles travailleraient pour cela à une modification du règlement de travail au sein de l'administration. Celui-ci devrait ainsi garantir la non-discrimination sur base de "l’âge, l’orientation sexuelle, l’état civil, la naissance, la fortune, la croyance ou conviction philosophique, les convictions politiques, l’affiliation syndicale, la langue, l’état de santé actuel ou futur, le handicap, les propriétés physiques ou génétiques et l’origine sociale, le sexe, la nationalité, la race, la couleur de peau, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique".

C'est en tout cas la proposition soumise par le sp.a à la bourgmestre socialiste Catherine Moureaux, qui ne souhaite pas faire de commentaires, indiquent nos confrères.