Bruxelles L’incident a entraîné un arrêt de travail de 4 jours pour le sauveteur.

Le commissariat Canal de la zone de police Bruxelles-Ouest a été le théâtre d’un incident entre des policiers et un ambulancier bruxellois ce lundi.

Le sauveteur s’est présenté à l’antenne située quai des Charbonnages vers 16 h alors qu’il était dans un moment calme de sa journée. D.B. devait être auditionné dans le cadre d’une affaire de roulage, nous a-t-il dit. "Je suis convoqué pour une infraction routière qui ne me concerne pas en réalité. Je n’avais pas pu aller la semaine d’avant car j’étais en incapacité. J’étais avec l’ambulance ce mercredi juste à côté du commissariat. J’ai dit à mon collègue que je voulais voir si c’était possible à ce moment-là car on avait un creux", raconte l’ambulancier qui était en tenue lors de l’incident.

Le sauveteur a été prévenu qu’il pouvait être reçu par le policier à l’accueil. C’est à ce moment que les ennuis ont débuté : "Je me suis présenté au commissariat où j’étais en communication téléphonique avec un autre collègue. Je dis au policier que l’audition va aller vite car je sais de quoi il en retourne. Entre-temps, j’ai fini la conversation avec mon collègue. Cinq ou dix minutes après, le policier se met à me crier dessus. Il commence à dire que je dois indiquer à mon correspondant, avec qui je n’étais déjà plus au téléphone, de rappeler dans quinze ou vingt minutes."

L’audition commence alors et tourne assez court à cause d’un SMS : "Il commence à m’auditionner sans que je sois en procédure Salduz. Un collègue qui devait prendre son service à La Hulpe à 18 h m’envoie alors un SMS pour prendre de mes nouvelles. Je lui réponds que ça va aller vite. Là, le policier me crie dessus : ‘Pas de GSM.’ Il prend ma radio, mon téléphone. Le ton est monté sans insulte. Là, un autre policier vient me dire de pas jouer au chef. Il dit que j’ai dit que ça devait aller vite, vite, vite. C’est totalement faux. Il m’a remis le GSM et m’a tiré par le bras. Il a déchiré mon uniforme. On m’a mis dehors."

La zone de police confirme être au courant de l’histoire. Il n’y a pas eu de violence, selon eux. Le porte-parole de la zone, Johan Berckmans, évoque aussi un problème avec le GSM de l’ambulancier : "L’homme était déjà pressant à son arrivée. Pendant qu’il était entendu, il n’était pas attentif. Il était occupé avec son GSM. Le policier lui a alors demandé s’il écoutait. Au final, il ne faisait pas attention à son audition."

Les forces de l’ordre ont décidé de conserver les images de l’incident. "On a fait cela en interne au cas où il y a une plainte", indique le porte-parole de la zone.

L’ambulancier a été mis quatre jours en arrêt à la suite de l’incident. Il indique ne pas savoir où en est l’audition. "C’est la deuxième pour laquelle j’ai un problème là-bas", conclut-il.