Selon la maman de la petite fille, il lui aurait arraché une touffe de cheveux et introduit un doigt dans le vagin. "Quand je suis venue la chercher à la garderie, elle a couru dans mes bras comme à son habitude. Une fois qu'on a quitté l'établissement, elle s'est mise à pleurer et j'ai d'abord pensé qu'elle faisait un caprice. Puis j'ai vu qu'elle avait un trou important au niveau de ses cheveux. J'étais choquée car on sentait la peau de son crâne."

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C'est au moment du bain que la maman se rend compte que la situation n'est pas normale. "Elle ne m'a pas quittée de toute la soirée. Quand je l'ai préparée pour le bain, j'ai vu que sa culotte avait bougé et que son entrejambe était rouge. Elle criait quand je la touchais. Une fois dans la baignoire, elle m'a dit qu'un garçon avait mis un doigt dans son "zouzou", son vagin."

En état de choc, la maman met sa fille au lit comme si de rien était, pour ne pas la choquer. Le lendemain, elle se rend à l'hôpital Saint-Pierre. "Un pédiatre a constaté qu'il y avait eu frottement dans son vagin. Il m'a redirigée vers le bâtiment réservé aux agressions sexuelles où j'ai été auditionnée par deux inspecteurs. Ma fille témoignera à son tour d'ici quelques jours."

Jeudi après-midi, la maman est retournée à l'école pour que sa fille lui montre le garçon qui l'aurait agressée. "Je ne savais pas qu'il fallait y aller avec un policier. Quand l'école a refusé de laisser ma fille reconnaître son agresseur, je me suis énervée et j'ai crié. Ce ne sont peut-être pas les choses à faire mais c'est mon bébé, j'ai agi en tant que parent. Il faut qu'on trouve ce garçon et qu'il soit suivi : commettre une telle agression à cet âge-là n'est pas normal."

De son côté, la bourgmestre Catherine Moureaux (PS) confirme avoir été mise au courant de la situation. "Pour le moment, les choses sont encore assez confuses. Nous allons donc tenter d'y voir plus clair pour comprendre ce qui s'est passé. Dans tous les cas, notre préoccupation principale est la santé physique et mentale de l'enfant."