Le président sortant Didier Reynders voulait imposer David Leisterh. Il a été désavoué.

C’est officiel, depuis ce dimanche, Didier Reynders n’est plus le président de la fédération bruxelloise du MR. Alors que le parti a un nouveau président national depuis vendredi dernier, le MR bruxellois n’en a plus. Son président s’est envolé vers la Commission européenne.

Ce week-end, le vice-Premier ministre a désigné un remplaçant faisant fonction pour assurer la transition jusqu’aux prochaines élections internes. Didier Reynders avait décidé de nommer David Leisterh à la tête de la régionale, nous apprend un mandataire bruxellois.

Une décision qui n’a pas plu à tout le monde. "Il a envoyé un mail samedi pour me désigner, pensant que c’était moi qui devais le remplacer tout simplement parce que, lors des élections pour la vice-présidence en 2017, j’étais sorti premier."

À peine quelques heures plus tard, les membres du MR ont reçu un nouvel e-mail signé par les quatre vice-présidents ad interim : Sophie Wilmès, Sabrina Baraka, David Leisterh et Boris Dilliès.

Ce mail stipulait que l’intérim serait assuré par… elles et eux quatre, en attendant les élections internes. "Il n’y a aucune disposition statutaire qui affirme que c’est David Leisterh qui doit reprendre les rênes, explique Sabrina Baraka. Donc nous avons décidé, à quatre, que c’était plus juste comme ça." Les vice-présidents se réuniront ce mardi matin pour fixer la date des élections qui, d’après David Leisterh, auront lieu aux alentours de la rentrée de janvier.

"C’est un désaveu pour Didier Reynders, commente ce mandataire bruxellois. Il a tenté de placer un de ses pions et a été forcé de faire un rétropédalage. Ce n’est pas de bon augure pour les futures élections régionales." Mathilde de Kerchove