A Neder-Over-Heembeek, derrière l'hôpital militaire, des anciens bâtiments militaires qui abritaient le centre de recrutement et de sélection de l'armée virent depuis au moins un an en décharge sauvage. La Dernière Heure a rencontré des riverains ulcérés par l'état de délabrement des lieux mardi dernier.

En mai 2018, la Régie des Bâtiments a en effet acheté une parcelle du site de Neder-over-Heembeek où se trouvent certains anciens bâtiments militaires afin d’y aménager un centre Fedasil (Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile)

Une demande de permis d’urbanisme a été introduite dans ce sens en novembre 2017. "Le dossier a été déclaré complet en juin 2018 et le permis d’environnement octroyé en novembre 2018", précise la chargée de communication de la Régie des bâtiments. Malheureusement, à l’heure actuelle et malgré de nombreux contacts et demandes, Fedasil et la Régie des Bâtiments qui travaillent en collaboration pour ce projet, n’ont pas encore obtenu l’accord de la Région de Bruxelles-Capitale sur le permis d’urbanisme".

Du côté de la Région, on précise en effet que vu l'importance du dossier, la demande est encore en instruction par le service urbanisme de la Région.

En attendant, la Régie des Bâtiments se dit au courant de la problématique de dépôts sauvages et de squattages récurrents, et met tout en œuvre pour y remédier. "Une collaboration avec la Police locale a été mise en place pour surveiller les lieux et tenir informée la Régie des Bâtiments de tout incident sur le site, précise la chargée de communication. Des évacuations et des nettoyages sont ponctuellement organisés et différentes mesures ont été mises en place afin de sécuriser le site et d’empêcher les intrusions et le vandalisme".

Fin 2020, un marché a été lancé afin de condamner les ouvertures (fenêtres, portes, garage) du rez-de-chaussée du bâtiment. Le marché devrait bientôt être attribué et les travaux devraient pouvoir commencer au printemps.