Bruxelles Aucune avancée lors du 2e round de négociations hier. Rendez-vous vendredi pour le 3e tour.

Les pompiers bruxellois ont de nouveau bloqué les grands axes intrabruxellois hier, deuxième round de négociations relatives au projet d’arrêté présenté par le gouvernement bruxellois. La rencontre entre le front commun syndical et les techniciens du cabinet de la secrétaire d’État Cécile Jodogne (Défi) n’a pas permis d’avancer, reconnaissent les deux parties. Au cabinet de la secrétaire d’État, on regrette que "les syndicats soient restés sur leurs positions".

Le son de cloche syndical est différent. "On nous avait promis un tableau comparatif (des nouveaux barèmes, primes, etc., NLDR) lundi. Aujourd’hui, on nous a proposé un deuxième tableau avec de nouvelles propositions. Ca ressemble à de l’enfumage. Concrètement, nous ne sommes actuellement nulle part, la négociation n’a pas avancé d’un iota.", regrette le vice-président du secteur Zone de secours pour Bruxelles au SLFP Joël Hendrickx.

Les syndicats refusent la moindre perte de salaire pour le millier d’agents bruxellois. "Nous restons ouverts à la discussion. J’aimerais vraiment trouver un accord avec le cabinet. Un accord dans lequel aucun agent ne perd un cent."

Le troisième round de négociations est prévu demain. La tension risque de monter de deux crans, voire de dégénérer dans les rues de la capitale ce vendredi. "La base risque de prendre des initiatives sans avertir les représentants syndicaux", craint un délégué CGSP. "Le dialogue entre la base et les représentants syndicaux est de plus en plus difficile, notamment parce qu’on ne leur apporte aucune nouvelle concrète."

Autre souci de taille, les délégués permanents de certaines organisations syndicales sont des officiers, ce qui pose un gros problème à de nombreux pompiers. Il suffisait de jeter un œil sur les participants à la manifestation d’hier : aucun officier du corps du Siamu n’était présent dans la rue…

Au cabinet de Cécile Jodogne, on s’attend à une journée très chaude. "Je ne sais pas si on va avancer vendredi mais je pense que, si ça continue comme ça, ils risquent de tout péter", poursuit le délégué CGSP. Et cela risque de ne pas s’arrêter rapidement puisque deux autres réunions sont prévues la semaine prochaine.