Le ministre bruxellois de l'Environnement, Alain Maron (Ecolo), a estimé vendredi que les nouvelles astreintes imposées à l'Etat belge pour non respect des normes de bruit lors du survol de la Région bruxelloise via plusieurs routes aériennes constitue une opportunité pour rechercher des solutions au profit de l'ensemble des riverains. Le tribunal de première instance a une nouvelle fois condamné, mercredi, l'Etat belge au paiement d'astreintes dans le cadre de l'action en cessation environnementale initiée par la Région bruxelloise pour faire cesser les violations répétées de l'arrêté bruit de jour comme de nuit sur la route du canal; et durant la nuit sur la route du Ring et sur celle empruntée pour les atterrissages sur la piste 01. L'arrêt prolonge les effets de la condamnation de l'Etat dans un jugement du 29 juillet 2017 pour ces motifs.

L'Etat belge avait alors aussi été condamné à effectuer, à ses frais, une étude d'incidences de l'exploitation de l'aéroport sur l'environnement en ce qui concerne les nuisances sonores. Le rapport final de cette étude devait être transmis dans les douze mois de la signification du jugement sous peine d'astreinte supplémentaire.

Interrogé par Belga, le ministre bruxellois de l'Environnement, Alain Maron, a dit prendre acte de ce jugement qui confirme selon lui "le bien fondé des actions et des lignes défendues par la Région dans ce dossier".

Pour lui, ce jugement sera "l'occasion d'entamer un dialogue constructif avec le nouveau ministre fédéral de la Mobilité (ndlr: le vice-Premier Ecolo Georges Gilkinet) et toutes les parties prenantes - communes, associations et Régions".

"C'est une opportunité pour explorer et rechercher des solutions concrètes pour l'ensemble des riverains de l'aéroport", a ajouté Alain Maron