C'est sympa et pas cher mais, sans carte de crédit, oubliez votre tour en vélo

BRUXELLES Les quelque 250 vélos Villo tout beaux, tout propres, tout gris, bleu et jaune mis à disposition par la ville de Bruxelles ont beau être répartis un peu partout dans les rues de la capitale; sans carte de crédit, vous ne pourrez jamais monter sur leurs selles.

Ce n'était heureusement pas notre cas ce week-end, lorsque rendez-vous fut pris à la borne installée à De Brouckère pour tester Villo, ce tout nouveau système de vélos en libre-service mis en place samedi et dont tout le monde parle depuis des mois.

Première étape : la borne donc, avec son écran explicatif, ses chiffres, ses marches à suivre, ses codes secrets, ses touches à valider et ses abonnements à réinsérer. Rébarbatif ? Un rien, mais comme tout le monde le sait, les premières fois...

Munis de notre miraculeuse carte bancaire, débitée de 1,50 € le vélo loué pour la journée, l'écran nous avertissant que Villo se réserve le droit de retirer 150 € si on ne le ramène pas dans la journée, nous voilà libres de choisir le vélo qui nous plaît, de cliquer OK et d'en avoir fini avec ces (trop) longues tracasseries administratives.

Vélo numéro 5 , nous voici. Suffit d'appuyer sur un bouton pour débloquer l'engin. Jusqu'ici, aucun problème, on pose son sac et sa veste dans le panier accroché à l'avant (il n'y a pas de porte-bagage) et on l'enfourche, direction place Sainte-Catherine, rue Antoine Dansaert et les Halles Saint-Géry.

"Ne serait-il pas un peu lourd, ce vélo ?" , commente-t-on d'emblée. Mais qu'importe, après quelques mètres on le tient en main, il est bien maniable, ce vélo mixte : son cadre est bas, sa selle se règle sans problème, ses vitesses passent de l'une à l'autre comme rien, ses pneus empruntent sans sourciller les sacro-saints pavés du centre-ville bruxellois et même ses trottoirs. Seul le déséquilibre causé par le panier et ce qu'il contient empêchent de rouler sans les mains. On ne s'y risquera qu'au retour vers la borne d'origine. Bref, une sympathique promenade.



© La Dernière Heure 2009