"Nous avons pris la décision de déménager", Sven et Sonja (se prononce Sonia) Breynaert vivent au Clos des Tarins à Ganshoren depuis 16 ans. "C'était la maison de mon grand-père, raconte Sonja. Elle date des années 60 et a été l’une des premières construites ici". Malgré cette valeur sentimentale, Sonja et son mari ne veulent plus vivre dans cette maison. L’installation d’un terrain multisport synthétique à quelques pas de leur jardin les pousse à plier bagages. « Avant nous avions un bout de nature derrière notre jardin. Il y avait un but et les jeunes venaient jouer au foot, c’était sympathique. Là nous allons avoir la vue sur une cage en acier ».

La commune a obtenu une subvention de la région pour une installation sportive et a décidé d’installer un terrain de multisports synthétique désigné comme agoraspace, pour notamment permettre aux jeunes de pratiquer le football même quand il pleut. Depuis le 21 septembre, les travaux pour installer cette infrastructure ont commencé dans ce bout de terrain dans ce quartier résidentiel.

« Nous avons appris ce projet via une demande de permis urbanisme affichée derrière notre jardin, raconte Sven. Nous n’avons été ni informés ni consultés pour ce projet. Avec les voisins nous nous sommes interrogés de l’intérêt. Il y a un site identique à 300 mètres dans le parc Albert. Les riverains de ce parc se plaignent des nuisances de ces installations sportives. Nous craignons le même chose ».

Sven, Sonja et leurs voisins ont récolté 450 signatures contre cette installation sportive. Une réunion avec le bourgmestre, les échevins au sport et à la participation citoyenne a finalement eu lieu dans le but d’informer les riverains le 21 octobre 2019. « On nous a montré les plans, se souvient Sven. Le terrain semble d’ailleurs finalement plus grand que prévu. Nous avions obtenu la promesse d’être informés et impliqués dans ce projet. C’est écrit noir sur blanc dans leur rapport. Ce n’est pas le cas. Nous ne savons rien. Notre parole n’a pas été prise en compte. On nous avait promis un système de drainage  pour l'infiltration de l'eau il n'y en aura pas Ils vont bétonnerNous demandons à la commune d’âtre davantage respectés et écoutés ».

Gregory Rase (Défi), échevin de la participation citoyenne, conteste la promesse d’information : « Nous n’avions pas promis de les ternir informés. Nous avions un accord et nous avons avancé. Nous suivons le timing imposé aussi par la Région. Nous avons pris en compte toutes leurs requêtes. Les habitants ne voulaient pas de lampadaires, ni de bancs pour que les gens ne viennent pas s’attarder le soir. Nous n’allons pas en mettre. Ils ont demandé une caméra de surveillance, nous en allons en installer une à la fin des travaux.

« La seule demande que nous ne pouvons pas pu satisfaire concerne des clôtures plus hautes pour éviter l’accès au terrain à toutes heures, explique Grégory Rase. La Région a refusé mais nous réfléchissons à un système de grillage afin de sécuriser les lieux ».