Bruxelles

Le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SPA) a demandé à ses services d'inspection de reprendre dès cette semaine les contrôles visant la société de transport privé Uber. C'est ce qu'a fait savoir ce lundi le nouveau ministre bruxellois, qui constate que la société de transport privé américaine, qui propose un service de co-voiturage urbain, ne remplit toujours pas les exigences légales en matière de sécurité, de responsabilité et de protection sociale. "Nous devons donc agir. J'ai l'intention de sérieusement améliorer le service de taxis à Bruxelles en intégrant, notamment comme écrit dans l'accord de gouvernement, les derniers développements technologiques et le développement d'initiatives de partage de voiture privées", explique ainsi Pascal Smet. 

S'il précise qu'il "ne s'agit pas d'une une déclaration de guerre", le ministre constate néanmoins que les services de Uber ne répondent toujours pas aux normes minimales de sécurité exigées par la loi. "Il est logique que nous vérifions. Pour la sécurité des passagers, mais aussi parce que c'est une concurrence déloyale à l'égard des compagnies de taxi qui pour se conformer à ces normes sont confrontées à des coûts importants. De plus il y a une décision de justice", insiste-il, faisant référence à une astreinte de 10.000 euros prévue pour chaque contravention décidée en avril dernier par le tribunal de commerce de Bruxelles.

Pour rappel, entre le 3 mars et le 28 mai dernier, treize opérations de contrôle visant Uber avaient été organisées par la précédente ministre de la Mobilité Brigitte Grouwels (CD&V). Celles-ci avaient mené à la saisie d'autant de véhicules et de quatre iPhones. Les opérations avaient ensuite été suspendues pendant la fin de la précédente législature. 

Après une évaluation approfondie du processus d'inspection, les inspecteurs reprendront dès donc cette semaine les contrôles dans les rues... . "Je suis très ouvert d'esprit et enthousiaste quand il s'agit de nouvelles technologies", insiste Pascal Smet, qui n'exclut pas qu'Uber puisse trouver prochainement sa place dans le paysage des transports bruxellois.

En avril dernier, une fois la décision de justice connue, la société de co-voiturage avait réagi en trouvant le jugement "inacceptable", et en précisant qu'elle continuerait à offrir le service UberPop à Bruxelles. Celui-ci permet aux particuliers de s’inscrire via une application mobile afin de conduire les Bruxellois à un tarif privilégié.