La capitale chinoise et la Région bruxelloise ont fêté leurs 25 ans d’amitié hier.

Depuis quinze jours, Léole se promène dans les rues de Pékin caméra en main. "Mon projet consiste à faire un portrait de Pékin via les ‘petites gens’. Alors je me promène en ville et tente d’approcher des gardiens de parking, des ouvriers, des balayeurs, des vendeurs, etc." À l’instar de Matteo, Mehdi et Thibault, cette étudiante en master à l’Insas, l’institut supérieur des arts basé à Bruxelles, va ainsi passer six semaines dans la capitale de la Chine pour son travail d’étude dans le cadre du projet d’échanges entre l’Insas et la Beijing Film Academy (BFA) baptisé Cinemaster China. Lancé en 2008, ce partenariat a donné lieu à 40 courts-métrages (20 Bruxellois, 20 Chinois) permettant aux deux communautés de se découvrir. Thibault, lui, va explorer le monde du rap et du hip-hop chinois. " Je suis rappeur à la base. J’essaie donc de faire de la musique avec des Pékinois."

Si tou.te.s les deux avouent avoir mis un peu de temps pour prendre leurs marques, elle et ils sont désormais à l’aise dans cette cité de 21 millions d’habitants (près de deux fois la Belgique…). Leur présence à Pékin est financée par le WBI (Wallonie-Bruxelles International) et la Région bruxelloise. Elle est également le fruit, parmi de nombreux autres partenariats, du jumelage entre Pékin et la Région bruxelloise, dont le 25e anniversaire était fêté en grande pompe hier en marge de la mission princière en Chine menée par la princesse Astrid à l’occasion du dîner de gala préparé par le chef du restaurant étoilé Bruneau, Maxime Maziers. "Le tout cuisiné avec des produits 100 % japonais, truffe et foie gras compris", nous expliquait le chef en fin de repas.

Les jeunes étudiants, eux, bénéficient d’une petite bourse et de six semaines pour monter leur court-métrage une fois revenus à Bruxelles. Fin d’année, leur projet sera projeté à Bozar et, le cas échéant, envoyé dans différents festivals par l’Insas qui accueille, dans le même temps, quatre étudiants pékinois de la BFA pendant six semaines dont l’objectif est de filmer… Bruxelles et présenter leurs projets à Pékin.

Des grandes potentialités de collaborations

Pour le secrétaire d’État en charge du Commerce extérieur Pascal Smet (one.brussels), ce type d’échanges entre les deux entités pourtant si différentes doit être développé, tant sur le plan de l’éducation que de la culture et, bien évidemment, du commerce. La vice-bourgmestre de Pékin Madame Wang Hong a elle aussi incité les deux "partenaires" à "intensifier les relations amicales entre Bruxelles et Pékin" et évoqué "les grandes potentialités de collaborations".