C'est la députée libérale bruxelloise Marion Lemesre qui se pose la question...


BRUXELLES Marion Lemesre s'est demandée jeudi s'il fallait s'attendre à ce que le ministre-président bruxellois Charles Picqué démissionne de son poste de bourgmestre (ndlr: empêché) de la commune de Saint-Gilles lorsque l'arrêté pris jeudi par son gouvernement sur l'interdiction de cumul de fonction de ministre prendra effet.

D'ici maximum un mois, il sera impossible pour les ministres et secrétaires d'Etat bruxellois d'exercer une autre profession ou un autre mandat, qu'il soit public ou gratuit, à l'exception de ceux qui sont liés à la fonction ministérielle et du mandat de conseiller communal, de CPAS et de police.

Ainsi en a décidé le gouvernement Picqué en adoptant jeudi un arrêté sur les incompatibilités pour les membres de l'exécutif. Pour la députée MR, le gouvernement bruxellois enfonce des portes déjà ouvertes.

L'obligation pour un ministre de signaler les dossiers dans lesquels il aurait un intérêt personnel financier et de s'évincer, le cas échéant, du délibéré gouvernemental "découle bien évidemment des standards de bonne gouvernance".

"Cette annonce m'interpelle cependant au plus haut point. La réaffirmation de ces principes naturels de gouvernance signifie-t-elle qu'à ce jour leur respect n'était pas assuré au sein du gouvernement", a demandé Mme Lemesre.

Pour elle, la seule nouveauté réside dans le souhait du gouvernement régional de restreindre les possibilités de cumul avec la fonction de ministre. "Faut-il donc s'attendre à ce que, par exemple, notre ministre-président démissionne de sa fonction de bourgmestre de la commune de Saint-Gilles", s'est-elle interrogée.

© La Dernière Heure 2009