Delphine Houba (PS), échevine des Grands Événements à la Ville de Bruxelles, cherche à rassurer, trois jours après l’inauguration des Plaisirs d’hiver : "Un événement en plein air avec des masques, c’est moins risqué qu’une fête de famille […]. C’est une volonté de la Ville d’apporter un peu de magie pour ces fêtes de fin d’année", assure-t-elle avant de confirmer que l’événement se déroule dans le respect des recommandations du Codeco.

Le fameux bracelet CST a été distribué à plus de 50 000 personnes. La fréquentation pourrait donc se révéler plus élevée, tant Plaisirs d’hiver est un événement familial. Autre nouvelle : un point de vaccination ouvrira dès le week-end prochain sur le site du marché de Noël bruxellois.

Avec au grand minimum 50 000 visiteurs, ce premier week-end est donc plus qu’encourageant, malgré un dimanche difficile, sur un plan commercial. Qu’en est-il sur un plan sanitaire ? Peut-on s’assurer - malgré les certitudes de l’échevine socialiste - que la situation sanitaire sur l’événement est totalement sécurisée ? Car, dès les premiers jours, certains commerçants préféraient scanner directement le Covid Safe Ticket de leurs clients plutôt que de contrôler le bracelet. Dès lors, comment s’assurer qu’aucune fraude n’est faite, et que les mesures prises par l’organisation sont respectées ?

"Nous avons renforcé les équipes au niveau du contrôle des mesures, il y a des stewards, la police est présente sur le terrain, on a renforcé la collaboration avec les agents de terrain de la Ville." En plus de la police, une vingtaine de stewards (Bravvo et BME) tournent chaque jour, 25 le week-end. Sur le terrain en tout cas, à part quelques policiers qui font signe à celles et ceux qui ne portent pas le masque, les autres mesures comme l’établissement d’un centre de circulation ou le port du masque sont peu respectées

Les contrôles sont pourtant là, et des avertissements verbaux ont eu lieu, notamment à l’encontre des marchands ne respectant pas les règles établies. "Les commerçants ne peuvent pas vendre sans que la personne montre le bracelet, c’est interdit. Je vais être intraitable là-dessus. Des avertissements oraux ont déjà été effectués ce week-end." Delphine Houba réitère la menace de l’exclusion du marché pour les commerçants fraudeurs.

Un flou autour… des mange-debout

L’échevine persiste et signe, Plaisirs d’hiver est en parfaite adéquation avec les mesures prises par le fédéral lors des derniers Codeco. Un (léger) flou subsiste encore au niveau des mange-debout, ces tables hautes sur lesquelles on s’accoude à plusieurs pour manger une barquette ou déguster un vin chaud. Les mesures en vigueur précisent que celui qui veut enlever son masque pour manger ou boire peut le faire, mais assis.

" On essaye de jongler avec tous les protocoles, la lecture que nous avons faite expliquait qu’il n’y avait pas de souci à ce sujet car nous sommes dans le cadre d’événements et pas de l’Horeca", analyse l’échevine, avant de promettre une relecture de l’arrêté et une suppression du mobilier si nécessaire.