Comme d'autres formations politiques, le CDH bruxellois s'est interrogé mardi sur la conduite de la négociation qui a débouché sur une répartition des moyens européens de relance post-coronavirus, qui semble selon lui davantage basée sur un rapport de forces entre Régions que sur des données objectives. 

Finalement, cela a abouti à un "désavantage criant" pour Bruxelles. "Alors que Bruxelles représente 20% du PIB belge, qu'elle constitue le premier bassin d'emploi en Belgique et qu'elle fait face à des enjeux majeurs en termes économiques, climatiques, de mobilité ou de logement, la Région obtiendra 395 millions sur les 6 milliards d'euros d'enveloppe européenne alloués à la Belgique", observe le centre démocrate humaniste.

Le CDH bruxellois demande une "totale transparence" sur les projets présentés et censés être à la base de la répartition puisqu'il semble que les montants demandés initialement ne correspondent pas aux décisions finales.

"Bruxelles est clairement désavantagée et la cacophonie qui émane, encore une fois, des réactions des différents partis de la majorité est un signal à nouveau inquiétant. Il y a de quoi s'interroger sur les critères de répartition et les relations entre les différentes entités qui témoignent d'une absence 'd'affectio societatis' à l'égard de la capitale. Le plan de relance concerne d'abord les citoyens et l'amélioration de leur qualité de vie au quotidien dans une crise sans précédent. Une transparence totale sur les processus de négociation et les décisions adoptées doit être de mise", a ajouté Céline Fremault, cheffe de file du CDH au parlement bruxellois.

Face aux réactions de formations politiques bruxelloises et membres de la Vivaldi s'inquiétant de cet accord de répartition, le CDH a tenu à rappeler que "les partis d'une majorité sont solidaires des décisions prises et qu'ils doivent assumer les engagements pris de façon globale".

Pour Céline Fremault, force est de constater que "chacun tire la couverture à soi quand ça l'arrange ou tire sur l'autre quand ça ne l'arrange plus. Au final, ni les libéraux, ni Ecolo, ni le PS, qui sont dans la majorité fédérale, ne semblent avoir défendu Bruxelles comme il se doit. Les regrets sont amers et nous espérons que le fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles compenseront en soutenant des projets d'investissement forts sur le territoire bruxellois car la Belgique a besoin de Bruxelles".