Bruxelles Le Samusocial ouvrira graduellement 800 places tout au long de l’hiver.

Dans une semaine, la Région bruxelloise lancera son plan hiver pour les personnes sans-abri. Le Samusocial se prépare également à accueillir les Bruxellois (es) dans le besoin. Dans ce cadre, 800 places supplémentaires d’hébergement d’urgence ouvriront graduellement tout au long de l’hiver, en fonction des besoins de la population. Hier, le centre d’Anderlecht, situé boulevard Poincarré, a ainsi rouvert ses portes, avec une capacité de 250 places.

"Parmi les 800 places du plan hiver, 200 places sont restées ouvertes au centre d’Evere depuis la clôture du dernier plan hiver", précise Christophe Thielens, porte-parole du Samusocial. Et pour cause, le centre d’Evere accueille les familles avec enfant (s), public prioritaire aux yeux du Samusocial. "Dans la rue, encore plus en période de grand froid, les enfants sont particulièrement vulnérables. Les familles sont donc accueillies en priorité dans nos centres." Et si le centre everois est resté ouvert cet été, c’est que la demande est importante dans la capitale : "200 places sont prévues dans le cadre du plan hiver mais on peut monter jusqu’à 300 en fonction des besoins. Chaque soir, on héberge ainsi entre 300 et 350 familles dont près de 200 enfants."

Outre les familles, les femmes seules font également l’objet d’une attention particulière de la part du Samusocial. "On est conscient que c’est aussi très compliqué pour un homme seul mais un risque d’agression supplémentaire, notamment sexuelle, pèse sur les femmes isolées, explique Christophe Thielens. L’hiver dernier, on a hébergé chaque soir entre 600 et 700 hommes, environ 120 femmes et plus ou moins 320 familles."

L’ouverture de centres dans le cadre du plan hiver permet ainsi au Samusocial de tendre vers le non-refus. "Environ 200 hommes seuls peuvent être accueillis en temps normal, c’est très peu par rapport à la demande."

En tant que structure d’accueil d’urgence, les centres du Samusocial répondent d’abord à des besoins primaires. Les personnes hébergées sont ainsi logées, nourries et soignées. Elles sont aussi invitées à rencontrer un assistant social afin de régulariser leur situation. "Si besoin, on les aide avec la mutuelle ou l’inscription au CPAS pour qu’elles puissent bénéficier d’une aide financière et se sortir de la rue."

Quand c’est possible, le Samusocial les redirige également vers des centres d’accueil payants mais proposant un hébergement sur le long terme. "On profite de la connexion à l’hébergement pour améliorer la situation de ces personnes, les aider à quitter la grande précarité dans laquelle elles se trouvent."