Depuis le début de la crise sanitaire (Covid-19), plus de 10.500 PV ont été établis dans la zone de police de Bruxelles Capitale Ixelles en réponse aux violations des mesures imposées par les autorités locales, régionales et fédérales. C’est ce qui ressort d’une réponse adressée à la conseillère de police Bianca Debaets qui avait interpellé le collège de police à ce sujet.

Ce sont essentiellement les hommes et les personnes de moins de 30 ans qui semblent éprouver beaucoup de mal à se conformer aux règles en vigueur. En parallèle, près d'une centaine d’établissements horeca se sont vus infliger un PV. "Mais il faut s’assurer du fait qu’une modification des règles ne fasse pas baisser la vigilance, et manifestement les amendes ne sont pas infligées partout de manière uniforme", prévient l’élue CD&V.

Les données transmises à Bianca Debaets concernent deux périodes: d'une part, celle du confinement et, d'autre part, celle postérieure au début du déconfinement. "Au cours de la première période, de début avril à fin juin, 4.525 PV SAC (sanctions administratives communales) ont été rédigés", explique Bianca Debaets. "À l'époque, il n'était pas encore question d'une obligation de port de masque, mais il s'agissait principalement de refus d’ordres ou de personnes qui ne respectaient pas l’obligation de se limiter à des déplacements essentiels ou l'interdiction de rassemblement."

Pour la deuxième période, commencée le 1er juillet, le compteur s’est arrêté à un total de 6.090 PV judiciaires. Les infractions par rapport au port du masque représentent une partie importante. "Jusqu'à fin juin, à peine 36 PV avaient été établis pour cette raison, mais depuis le 1er juillet nous en sommes déjà à 1.487 PV", poursuit Bianca Debaets. "Ce qui est particulièrement frappant pour les deux périodes, c'est que les hommes et les jeunes ont du mal à suivre les règles. Au cours de la première période, la moitié des PV a été rédigée pour des personnes âgées de 20 à 30 ans. Au cours de la deuxième période, on dépasse même les 60% pour cette tranche. Il faut savoir aussi que 3 PV sur 4 concernent des hommes."

Selon Bianca Debaets, il est particulièrement important de ne pas laisser tomber l'attention. Par exemple, il est apparu récemment qu’au cours de la semaine du 28 septembre au 4 octobre, lorsque les premières mesures plus strictes ont été introduites, "à peine" 102 PV ont été établis. "Bien sûr, il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner, mais cela ne signifie pas non plus que la vigilance doit baisser lorsque les règles changent. Evidemment, il y a plus d’affluence dans la zone Bruxelles Capitale Ixelles qu’ailleurs dans la région, mais cela m’étonnerait que dans les autres zones tout le monde ait pleinement suivi les règles. Créer un sentiment d'impunité est la dernière chose dont nous avons besoin en cette période."

Une centaine d’établissements horeca mis à l’amende

Depuis le 1er juillet, plusieurs violations de l'interdiction de rassemblement ont été constatées. Dans ce domaine, le compteur se situe à 860 PV, tandis que 340 amendes SAC ont été infligées au cours de la première période.

Des établissements horeca ont également été condamnés à une amende. Dans la première période, il y a eu 20 PV pour non-respect des heures de fermeture, principalement en ce qui concerne les magasins de nuit, ou pour de la consommation sur place, ce qui était totalement interdit pendant le confinement. Depuis le 1er juillet, on a enregistré 71 PV, à nouveau essentiellement pour non-respect des heures de fermeture. Dix PV ont été rédigés en réponse à l'absence de registre des clients, tandis que huit bars à chicha ont également été condamnés à une amende pour avoir servi et utilisé des narguilés.