Plus de 21.500 interventions ont dû être réalisées en 2020 pour enlever des dépôts clandestins, soit un total de près de 2.000 tonnes de déchets collectés. "En 2019, on se situait à 13.600 interventions et 1.700 tonnes, donc malheureusement, même pendant le crise sanitaire, l’espace public bruxellois n’est pas devenu plus propre", déplore Bianca Debaets, qui a interpellé le collège de la Ville de Bruxelles

Les services Propreté de la Ville de Bruxelles disposent d’un budget annuel ordinaire d’environ 6,17 millions d'euros, auquel il faut ajouter 2,13 millions d’euros de budget extraordinaire. "C’est énorme mais malheureusement cela ne contribue pas à améliorer la propreté puisque le nombre d’interventions pour dépôts clandestins est monté à 21.570 l'année dernière, ce qui représente 1.976 tonnes de déchets divers – cela va des sacs poubelles non placés aux bons moments aux réfrigérateurs abandonnés sur le trottoir en passant par toutes sortes de meubles", explique la conseillère communale.

"Ce sont des chiffres très préoccupants. Beaucoup de gens trouvent apparemment encore logique qu'ils puissent jeter leurs déchets n'importe où. Et cela coûte beaucoup d'argent aux citoyens, car le budget ordinaire a maintenant atteint la barre des 6 millions d'euros. L'année dernière, 16 caméras temporaires ont été utilisées à divers points noirs pour réduire ce nombre de dépôts illégaux, ce qui a tout de même permis d'effectuer 1.337 recouvrements. Des actions sont également prévues pour ouvrir les sacs poubelles égarés et rechercher des données d'identification, mais en raison de la crise sanitaire, une seule opération de ce type a pu être menée l’an dernier", précise-t-elle.

Au total, pas moins de 5.375 amendes ont été infligées au cours de l'année 2020 pour infraction en matière de propreté publique. Donc, en moyenne, près de 15 par jour, et pourtant c'est une baisse significative par rapport à 2019, où on avait comptabilisé 7.571 amendes.

"C'est aussi une conséquence de la crise du coronavirus, car malheureusement de nombreuses actions prévues n'ont finalement pas pu avoir lieu", poursuit Bianca Debaets.

Enfin, au cours des cinq premiers mois de 2021, un total de près de 2.500 amendes ont déjà été dressées pour infraction en matière de propreté publique. Le nombre de graffitis qui ont dû être retirés en 2020 est également très élevé puisqu’on arrive à un total de 3.531. En raison des efforts à grande échelle qui ont été déployés en 2019, il y a déjà une nette diminution par rapport aux plus de 10.000 tags qui avaient dû être effacés cette année-là.